Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi pour parler conclusion d’intrigues, duel, magnificence et amour. Aujourd’hui au programme c’est le volume 11 de Beastars. N’hésitez pas à me partager votre avis sur cette œuvre, j’en discuterai avec plaisir. Bref, qu’est-ce que c’est et qu’en ai-je pensé ? C’est parti !

Tome 10


2 juillet 2020
Paru Itagaki
Ki-oon

La tension monte au club de théâtre… Depuis que Legoshi sait que Rizu est un assassin, il ne le supporte plus. La situation explose dans les vestiaires, et les deux carnivores en viennent aux mains… Le combat est interrompu, mais le loup n’a pas dit son dernier mot : le duel final aura lieu le 31 décembre. 

Il ne lui reste plus qu’à convaincre Louis d’y assister… Un déguisement incongru lui permet heureusement d’approcher le cerf ! Plus que trois jours avant la date fatidique… Face à un adversaire aussi redoutable que le sien, Legoshi a-t-il une chance de l’emporter ?

Synopsis

Mon avis : Ça fait quelques tomes que Beastars enchaîne les 20 sur 20 sur le blog et que je me demande comment l’auteur peut faire toujours mieux. Je concluais ma chronique du tome 10 ainsi : « Nous avons un tome très complet qui fait bien le tour de tous les personnages que j’adore : Pina, Rizu, Gohin, Haru, Louis et surtout Legoshi en tête. On continue de développer sur plusieurs voies différentes les rapports de force. Entre le marché noir qui peut l’inverser et l’entente possible malgré le danger comme le prouvent Tao et Kibi ou le grand-père de Legoshi, on est servi de ce côté là. On a encore le droit à de vraies belles trouvailles graphiques qui servent un propos encore et toujours plus pertinent. ».

Il est donc l’heure de voir si un tome centré sur le combat va me plaire et si ce nouveau tome va rejoindre le gang des tomes meilleurs que le tome précédent qui est déjà une perfection.

Déjà, nous commencons sur un chapitre de la vie quotidienne et de la préparation au duel de Rizu. Je trouve ce personnage parfaitement bien écrit et parfaitement dérangé, je trouve ça fascinant de le voir en action. Il fait des activités absolument anodines mais sa façon de rapprocher la cuisine et la perte de goût avec son amitié avec Tem me dérange au plus haut point, c’est donc parfaitement réussi. Je trouve ça dingue de me faire happer aussi fort dès le premier chapitre de ce volume. Je crois que j’adore le personnage de Rizu finalement, une sorte d’hypnose morbide.

Je ne suis jamais particulièrement emballé par l’idée d’un combat donc j’étais particulièrement emballé par le fait qu’on ait commencé à se concentrer sur le gang des lions. Quelle réussite encore une fois ! Parler de manière aussi forte de la pègre et du fait de devoir tenir un rôle coûte que coûte même si c’est en désaccord avec les volontés profondes. Louis est, comme nous, obnubilé par Legoshi et se sent obligé de le rejoindre grâce au fait qu’il ai appris à aimer les carnivores. Cependant, on ne quitte pas un gang impunément et un certain personnage va en faire les frais. Il quitte ce monde heureux mais sol histoire et son évolution m’auront vraiment bien attaqué mentalement. Très très grosse réussite ce tome alors que le programme promis n’a pas encore démarré.

Nous arrivons donc enfin au combat tant attendu. Même si ce qui m’a plu concerne bien plus le propos, l’affrontement idéologique et l’évolution des adversaires, la chorégraphie et la violence morbide reste au rendez-vous. L’ensemble est maîtrisé et me plaît quand même alors que je n’en attendais absolument rien. En même temps, cet affrontement prend place après une construction excellente et entraîne une confrontation entre deux carnivores si éloignés et pourtant si proches. Allez, approchons nous de l’excellence.

Commencons donc par Legoshi qui se retrouve avec une cicatrice semblable à celle de Gohin et de quelques gangsters, j’aime beaucoup le fait qu’elle soit finalement commune des parias. Celui-ci a une conscience bien plus grande et bien plus visible de ceux qu’il a pu manger, entraînant quelques planches magnifiques. Et pourtant, il reste d’une naïveté qui fait terriblement plaisir à voir. J’aime beaucoup le fait qu’il puisse servir de confident aux deux personnages les plus en difficulté du tome, qu’il dévoile son ventre tranquillement au milieu du combat où qu’il souhaite quand même la bonne année à son frère. Nous constatons avec plaisir l’évolution fantastique qu’il a pu suivre grâce à ses actions et à son adversaire.

Et nous arrivons donc au personnage de Rizu dans le combat en lui-même. Je suis toujours sous le charme de ce personnage que je trouve absolument magnifique dans son horreur. Il est absolument perdu dans ses souvenirs de Tem qui se magnifient à chaque fois et qui le perturbe grandement sur ce qu’est une amitié, d’autant plus avec un herbivore. Je l’aime beaucoup par sa solitude et sa perdition totale et je suis vraiment content de voir qu’il commence à se dévoiler mieux en voyant Legoshi qui est son exact opposé tout en étant le plus proche de lui que tout autre ainsi que par l’amitié dont il va être témoin. Grosse grosse réussite thématique pour ce personnage présentant une vision du monde et des carnivores terriblement différente de ce que peut nous offrir notre petit loup.

Enfin, nous arrivons au grand final qui m’a particulièrement bouleversé, presque autant qu’il a bouleversé Rizu et qui l’a enfin fait accepter son erreur. Impossible de se voiler la face face à cette démonstration d’amitié absolument criante de vérité. Louis arrive enfin et met à profit tout ce qu’il a appris sur la force des carnivores et sur sa propre faiblesse. Et en même temps qu’il agit terriblement bien pour aider son ami, il se libère et devient un personnage encore plus complet et réussi qu’il ne l’était jusqu’à là. Je ne m’attendais vraiment pas à ce qu’autant d’arcs narratifs trouvent leur conclusion ainsi mais c’est vraiment la preuve d’une maîtrise absolument magnifique. Ce tome, encore plus que les précédents est une claque terrible. Rien qu’à repenser à ce sourire final et à ces promesses innocentes me replonge dans tous les actes torturés mais ni bon ni mauvais que nous présente ce volume.

En somme, il s’agit pour moi du tome le plus fort de Beastars jusqu’ici puisqu’il offre une conclusion détonante à de nombreux éléments placés et développés intelligemment pour en arriver là. Le propos est toujours terriblement fort et est porté par un dessin et une ambiance craints de vérité. J’ai été happé de bout en bout et ai eu bien du mal à me détacher de cette lecture. Beastars est l’oeuvre sur laquelle on peut compter depuis ses débuts et quel plaisir d’évoluer à ses côtés.

Note : 5 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article et à me partager tout ça, ça m’aidera beaucoup. On se revoit très vite. Merci à tous, c’était Komorebi !