Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi pour parler robots, naissance et accélération. Aujourd’hui au programme c’est le tome 9 d’Origin, soit l’avant-dernier de l’oeuvre. N’hésitez pas à me partager votre avis sur cette œuvre, j’en discuterai avec plaisir. Bref, qu’est-ce que c’est et qu’en ai-je pensé ? C’est parti !

Attention, gros spoil dès le résumé !

Tome 8


1 juillet 2020
Boichi
Pika Edition

La mort de Mai Hirose a enfin fait naître des émotions et un ego chez le robot qu’est Origin. Mais il se retrouve alors rongé par la colère et plongé dans une profonde tristesse. Décidé à venger la mort de Mai, il se met en tête de détruire ses frères robots un à un, à commencer par Kan. Puis, il se dirige seul vers leur repaire à Furano où l’attendent les autres robots et notamment Masamune…

Synopsis

Mon avis : J’attendais grandement ce tome 9 d’Origin tellement les deux tomes précédents m’ont vraiment soufflé. Je terminais d’ailleurs ma chronique du tome 8 par : « Il s’agit d’un tome qui distribue beaucoup pour amener vers une conclusion intrigante et marquante dans les deux prochains volumes. Entre voyage intimiste, traque, nouveautés sur le père d’Origin, regrets de la cheffe de l’AEE, nouveautés sur Ai et émotions, ce tome est une perfection incarnée. Un détail me perturbe mais j’en ai déjà parlé. Je suis dingue de pouvoir suivre trois séries de Boichi en même temps. ».

J’ai évidemment peur d’une conclusion en deux tomes vu l’univers et les éléments mis en place. Mais je ne vais pas m’avancer non plus puisque nous arrivons aux questions sur lesquelles je vais tenter de réfléchir dans ces lignes. Est-ce que le rôle important de Kan sera mieux justifié ? Que va donner l’évolution de Ken ? L’accélération ne va t’elle pas trop se faire sentir ?

Origin est évidemment le bijou ultime de cette œuvre au vu de son fabuleux traitement et de son évolution. J’aime beaucoup les constats tragiques et plein de fatalité qu’il fait à plusieurs reprises. Le fait de perdre sa mission et de subir des émotions fortes telles que la colère et la tristesse a permis de donner naissance à une nouvelle version de notre protagoniste.

Il est enfin parfaitement humain et se rend compte de tout ce qui ne va pas dans ce monde. C’est d’ailleurs vraiment pertinent qu’il ne se rende compte de ce qui compte que quand ces éléments disparaissent. Ainsi, les épreuves que lui ont fait subir ses frères et sœurs l’ont transformé en humain, plus réfléchi et déterminé que jamais. Il est tellement prêt à tout que les antagonistes se sont créés eux-mêmes leur ennemi juré. Je suis vraiment dingue des coups du sort. En fait, tout ce qui touche de prêt ou de loin au développement d’Origin (scenaristiquement parlant, pas sa création hein. Ahah énorme) est une véritable merveille qui me rend cette oeuvre essentielle.

Et pour moi, c’est presque la seule merveille de ce volume puisque nous retrouvons à nouveau Kan par exemple. Celui-ci tient un rôle essentiel pour ce qui doit être l’évolution finale du protagoniste mais n’a aucun développement pour lui. Ce n’est pas nécessaire puisque les scènes touchent quand même sans ça mais c’est quelque chose qui m’a vraiment manqué. Cependant, malgré le fait qu’il m’indiffère totalement, j’ai ressenti la petite pique d’adrénaline quand Origin a eu l’occasion de se venger.

Ensuite, nous avons eu le droit à la dernière grosse pause de l’oeuvre qui permet de faire le point sur les sentiments d’Origin et sur ses améliorations robotiques. C’est des moments que j’aime souvent beaucoup et qui permettent de faire intervenir des personnages secondaires. Nous avons par exemple droit à un coucou de la part d’un personnage d’une autre histoire de Boichi même s’il n’apporte pas grand-chose. Nous avons également le droit à l’Aee mais ils ne sont là que pour se faire piéger. Le meilleur moment de cette partie est donc offert par Y qui continue de suivre son objectif de son côté tranquillement.

Enfin, nous avons dans la base ennemie et nous découvrons deux combats contre deux frères d’Origin. On commence par Shin qui permet de montrer les très claires améliorations physiques de notre héros, ainsi que son arsenal. Son passage est très bref, mais il a moins le mérite de présenter ce que serait devenu s’il avait goûté au plaisir de la chair.

Et du coup, nous arrivons à l’affrontement contre Li. Ainsi, nous découvrons une autre route qu’aurait pu emprunter Origin. C’est-à-dire une route plus solitaire et beaucoup plus basée sur des atouts robotiques. Le combat me plaît car il est intelligent en essayant de trouver des failles dans un robot de ce type. Mais l’ennemi m’indiffère totalement donc je lis ça sans ressentir grand-chose comme pour le précédent.

Je terminerai donc cet article en parlant de l’accélération très claire du récit dans la deuxième partie du tome et du fait qu’elle fasse un peu mal. On a eu Origin qui a enfin fini son voyage en tant que personnage et qui compte beaucoup pour moi. On a aussi eu une préparation qui fonctionne bien. Et on enchaîne sur deux combats trop rapides sur des ennemis dont je n’ai que faire et dont le côté autre voie qu’aurait pu emprunter Origin clairement sous-développé. Je ne sais pas si Boichi tenait vraiment à finir sa série en 10 tomes ou s’il a été forcé mais je me dis que comme ça, on aura un dernier tome plutôt libre pour son final.

En somme, il s’agit du tome que j’apprécie le moins depuis la fin du combat contre Gon qui est particulièrement long par rapport à la taille de la série. J’échange volontiers un tome de cet affrontement contre un tome de conclusion en plus. Le début reste très réussi grâce aux superbes placements des tomes précédents. Cependant, la fin survole un peu ce qu’elle aurait pu raconter avec les deux frères d’Origin présents. Ce n’est certainement pas mauvais, loin de là. Mais ça reste un peu dommage. Mais au moins, ça permettra d’avoir moins d’éléments à traiter dans le dernier volume et donc de le faire correctement.

Note : 4 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article et à me partager tout ça, ça m’aidera beaucoup. On se revoit très vite. Merci à tous, c’était Komorebi !