Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi pour parler gang, idoles, rejet et réussite. Aujourd’hui au programme c’est le tome 6 de l’édition Deluxe de Sun-ken Rock. N’hésitez pas à me partager votre avis sur cette œuvre, j’en discuterai avec plaisir. Bref, qu’est-ce que c’est et qu’en ai-je pensé ? C’est parti !

Tome 5


1 juillet 2020
Boichi
Doki-Doki

Tome 11 : Las des sacrifices qu’exige son gang, Ken décide de démissionner et de devenir un simple petit road manager dans le monde de la pop music coréenne. Malgré ses dissensions avec KG, son nouveau patron, Ken se voit confier la charge d’un girl band. Juste avant leur retour d’un stage intensif au Japon qui a permis de resserrer les liens du groupe, KG prend une décision lourde de conséquences. Ken va devoirfaire un choix… Avis d’ouragan sur le show-biz coréen dans ce 11e volume ! Tous aux abris !

Tome 12 : En quittant le monde de la pègre pour un métier a priori plus tranquille, road manager d’un girl band, Ken connaît une terrible désillusion. L’agence qui l’emploie n’est en fait qu’une machine à blanchir l’argent sale. Et lorsque les producteurs et des hommes politiques véreux touchent à ses petites protégées, Ken voit rouge. De retour dans son costume de boss, il fait le ménage dans le show-biz coréen… Alors que de nouvelles perspectives de business s’ouvrent à la Sun-Ken Rock Team avec l’essor de la bulle immobilière, un grand danger semble fondre sur l’équipe, qui possède désormais des ennemis très haut placés…

Synopsis

Mon avis : Ah Sun-ken rock, quel manga passionant sur Ken et sur les gangs superbement recherché et documenté. Parfois dérangé par un humour limité ou des scènes osées qui n’apportent pas grand chose, l’oeuvre n’en reste pas moins un gros morceau. Et ce n’est pas avec le dernier volume que je dirais le contraire tant la sexualité sers le propos rapprochant le showbizz du monde mafieux. Ce dit-tome avait hérité d’une petite note de 14 sur 20 puisque bien que les scènes de sexe servent le propos, elle prennent beaucoup de place et empêchent de développer d’autres éléments. Dailleurs, je terminais ma critique sur ceci : « il s’agit là d’un double tome plutôt calme de transition mais qui va permettre très clairement de développer une nouvelle facette du personnage de Ken qui lui permettra d’être un boss encore plus exemplaire et qui permettra peut-être de changer le monde du showbizz à sa petite échelle. ». Nous allons voir que je n’ai jamais eu aussi raison tellement le récit était bien écrit.

Ken est toujours la grosse réussite de cette œuvre. Il me passionne réellement en jouant aussi gentiment à un jeu aussi dangereux. Comme on l’a vu dans le tome précédent, même le monde du showbizz qui est présente comme pire que le monde mafieux ne l’aura pas changé en mal. C’est ainsi que nous pouvons voir KG qui m’amuse beaucoup, représentation parfaite du gros poisson dans une petite marre, du pion qui pense tout contrôler.

À cause de lui, les filles souffrent de manière terrible et en veulent à Ken d’avoir failli à sa mission. Et c’est là que nous avons droit au retour de Ken le boss. Un retour ? Pas vraiment, une renaissance serait plus appropriée tant ce tour dans le monde réel l’a rendu plus froid et donc encore plus efficace. Ainsi, la frontière entre le Ken chez lui et le Ken à l’extérieur commence à s’inverser pendant que le gang dépossède KG de tout ce qu’il avait. Et ainsi, comme je l’avais imaginé, Ken va créer un monde du divertissement où ne pas voir ses rêves se briser à cause de grands pontes sera possible.

Le monde du showbizz est vraiment dépeint de sa plus sombre facette. Chacun des pontes qui payent après me dégoûtent tant ils font des actes inhumains, quitte à détruire des vies pour passer un peu de bon temps. Quelle plaisir de voir que l’affrontement final de cet arc correspond plus à une confrontation idéologique entre deux visions de ce monde possible. Ce que racontaient les deux tomes du volume deluxe précédent prend donc encore plus de sens et de puissance avec cette conclusion qui me convainc au plus haut point.

De plus, le fait que Boichi prennent un temps fou à se documenter, à faire des recherches, à prendre des photos et qu’il nous l’explique ne rend son univers qu’encore plus criant de vérité. Et effectivement, dès lors qu’on s’intéresse aux univers du divertissement, il y a toujours des histoires horribles. Je trouve ça important et pertinent qu’une oeuvre nous dépeigne le monde réel sans prendre de gants pour pouvoir mieux le détruire avec Ken.

Par contre, une fois l’arc des idoles terminé, il reste 4 ou 5 chapitres pour terminer ce volume deluxe et bien peu de choses m’ont vraiment convaincu. Il n’y a que la discussion avec Yumin qui a permis de montrer que Ken a bien changé pour ceux qui seraient passé à côté de l’arc précédent. Et évidement, la discussion avec Tae-Soo a fonctionné aussi car je suis très intrigué par l’idée de mettre le chaos pour pouvoir créer un pays pour quelqu’un d’autre. Le plan est fonctionnel mais ne correspond pas du tout à Ken. Je me demande quand est-ce que la situation va dégénérer.

Et donc, comme je viens de le mentionner, les chapitres de la dernière partie m’ont laissé de marbre. Voyons rapidement pourquoi.

Tout d’abord, il y a un chapitre où trois membres du gang découvrent un kiss club et en profite chacun à leur façon. Et là, on reprend avec des scènes coquines bien moins nécessaire. Enfin, c’est un autre univers sauvé et contrôlé par la Sun-ken rock team pour montrer que les membres du gang suivent les pensées du boss. Mais, ça ne reste pas essentiel.

Ensuite, il y a un chapitre sur une dégustation de sushi qui n’a vraiment rien apporté si ce n’est une différence entre Corée et Japon. De ce chapitre, je ne retiendrai que les questions finales. Est-ce que le japon manque à Ken ? Est-ce qu’il y repense ?

Et surtout, le tome coupe court car Boichi a fait un chapitre faisant honneur à Trigun. J’imagine qu’il doit être fou de joie de pouvoir tenter de faire honneur ou de partager un univers qui lui parle. Mais, un si petit one-shot n’a fait que me perturber.

En somme, il s’agit d’un tome qui m’a relancé dans Sun-ken rock de bien belle manière vu que je commençais un peu à me détacher avec ce rythme plutôt lent et avec les lectures qui se sont enchaînées. L’arc des idoles finit certainement un sans faute pour moi. Le propos est dérangeant mais tellement pertinent et bien écrit qu’il ne peut en être autrement. Ken a fait un peu vers la réalité pour se rendre compte que son gang est la solution. J’ai eu plus de mal avec le tome 12 qui ne propose que des chapitres bien légers nous attachant le minimum syndical aux autres membres du gang. Par contre, je suis intrigué par le plan de Tae-Soo et les prochains ennemis que le gang s’est créé de lui-même. J’ai bien hâte du prochain tome même si je continue de préférer Origin.

Note : 4 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article et à me partager tout ça, ça m’aidera beaucoup. On se revoit très vite. Merci à tous, c’était Komorebi !