Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi pour parler espace, samouraïs, partenaires et maîtres. Aujourd’hui au programme c’est déjà le quatrième tome de Samurai 8 qui sonne l’avant-dernière étape de ce voyage. N’hésitez pas à me partager votre avis sur cette œuvre, j’en discuterai avec plaisir. D’ailleurs, nous enchainons dès demain avec une autre œuvre de science-fiction d’un mangaka connu et nous verrons la différence flagrante d’intérêt. Bref, qu’est-ce que c’est et qu’en ai-je pensé ? C’est parti !

Tome 3


3 juillet 2020
Masashi Kishimoto/ Akira Okubo
Kana

Le battle royale atteint son apogée !! Alors que Hachimaru est le dernier à être resté dans la course, l’organisateur du tournoi fait son apparition et affirme être une des clés de la boîte de Pandore. Hachimaru tente de le convaincre de rejoindre sa cause, mais il découvre alors sa véritable identité !! Kotsuga entre à son tour en scène, ce qui aggrave encore plus la situation…?!

Synopsis

Mon avis : Samurai 8 fonctionne très bien sur moi. Le rythme lent était justifié vu tout ce qu’il y a à mettre en place et encore, ce n’est pas si lent que ça. Le tome 3 avait hérité d’un joli 16 puisqu’il avait justifié le rôle essentiel d’An et rendu Hachimaru de plus en plus digne de son rôle de samurai. La construction fonctionnait très bien pour pouvoir offrir un récit monstrueux sous peu.

Est-ce que le potentiel continue à me faire vibrer avec cet avant-dernier tome ? Est-ce que le fait que ce soit l’avant-dernier tome change quoi que ce soit ?

La construction fonctionne très bien encore une fois. Bon, comme le tome se base en très grande partie sur la réelle identité de deux personnages, je vais devoir les dévoiler pour développer mon idée. Ben, l’organisateur du tournoi était juste un voleur de clé mais pas une clé en lui-même. Et il se sert de Kotsuga comme d’un pion. Voilà, maintenant que c’est dit, regardons pourquoi ça fonctionne si bien.

Rien qu’au niveau de l’annonce de la traîtrise de Kotsuga, on ressent une maîtrise dans l’écriture. Ben parle à quelqu’un sur la planète pendant qu’on a le droit à des gros plans sur un sniper. On s’imagine que son allié est donc ce sniper mais non, celui-ci appartient aux forces de protection et Kotsuga se révèle être le traître. Un grand bravo aux auteurs.

Grâce à la relation entre Kotsuga et Ben, nous avons le droit à une nouvelle nuance sur le thème des maîtres et des élèves que l’on décèle depuis le début de l’oeuvre. Au lieu d’être liés par la confiance comme toutes relations bienfaitrices, les deux antagonistes ne sont reliés que par l’argent et les mensonges.

Mais le coup dur dans cette histoire, c’est quand Sanda, véritable nom de Kotsuga, apprend qu’il suivait aveuglément depuis son jeune âge l’assassin de ses parents à cause de qui ceux-ci le considéraient également comme un échec. Nous avons un énorme jeu de dupe qui a joué sur des subtilités de points de vues et qui m’a passionné.

Et à côté de ça, nous avons la relation maître-élève de Daruma et de Hachimaru qui atteint un tout autre niveau puisque le premier se lance dans une attaque qui lui offre un pouvoir démesuré pendant 10 minutes et qui va le coucher pendant quelques heures. Et je trouve ça tellement beau qu’il ai confiance en son élève au point de lui confier la resolutiond de toute cette situation.

Et c’est donc pour ça qu’Hachimaru s’efface pour offrir une chance à Sanda de se venger. Ryû commence à être jaloux de la relation entre les deux personnages précédemment cités puisque les sentiments de partenaires sont beaucoup plus présents entre eux qu’entre Ryû et Sanda. Et pourtant, vu que le premier a toujours vu le bon dans le second et que celui-ci veut s’excuser et devenir meilleur, nous assistons à la meilleure création de partenaires possible.

Enfin, nous avons un compte à rebord offrant une belle dose de tension. Mais surtout, tout cet arc se termine par une confrontation finale entre Ben et Sanda. Jusq’au dernier moment, les auteurs nous font douter sur la réelle volonté du jeune de changer mais celui-ci fait preuve d’une moralité sans faille et se rend compte que Ben n’a jamais eu aucun camarades. Ainsi, nous obtenons une très belle conclusion à cet arc de deux tomes qui m’aura très clairement convaincu de A à Z vu toutes les réussites que je lui trouve.

En somme, nous avons un quatrième tome qui ne faiblit pas et qui offre une conclusion parfaite au deuxième arc de l’oeuvre ainsi qu’au trois personnages qu’il a fait apparaître. En plus de ça, l’image du samouraï et des relations maîtres-élèves ont bien été montrées et font plaisir à voir. Voilà un récit de science-fiction que j’aime fortement et qui se termine la prochaine fois, sûrement dans une hâte qui va faire mal. Je trouve cette fin forcée tellement injuste tant le potentiel et le plaisir sont présents et tant une autre œuvre de science-fiction est bien moins fonctionnelle.

Note : 4.5 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article et à me partager tout ça, ça m’aidera beaucoup. On se revoit très vite. Merci à tous, c’était Komorebi !