Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi pour parler hôtel, baiser, personnages et déception. Aujourd’hui au programme c’est Chainsaw man tome 3. N’hésitez pas à me partager votre avis sur cette œuvre, j’en discuterai avec plaisir. Bref, qu’est-ce que c’est et qu’en ai-je pensé ? C’est parti !

Tome 2


1 juillet 2020
Tatsuki Fujimoto
Kazé

Un mystérieux démon a emprisonné nos héros et exigent d’eux qu’ils tuent Denji pour les libérer ! Acculés, les membres de la 4e section spéciale Anti-Démons se divisent. Mais en dépit des conditions extrêmes, Denji, plus motivé que jamais par le baiser qui récompensera le vainqueur, imagine une stratégie infernale pour s’en sortir ! Dans la bataille épique qui éclate, le pauvre Denji est à la fois l’acteur et le trophée…

Synopsis

Mon avis : Après un premier tome où j’étais encore inquiet, j’ai été conquis tout récemment par le tome 2. Ce tome m’a fait adorer la série, ce qui est quand même dingue. En même temps, entre les questionnements sur les rêves, la caractérisation parfaite de Denji et le développement des devil-hunters, de leurs relations et leurs pouvoirs, on est servi avec ce tome. J’avais donc de grandes attentes pour cette troisième étape des aventures de Denji.

L’écriture de Fujimoto reste t’elle au moins au niveau ? Quelles réflexions nous attendent ? Une déception pointe le bout de son nez ?

On commence ce troisième tome en concluant ce petit passage à l’hôtel. Je suis toujours très impliqué par le fait que les six membres de cette équipe ont des avis très différents de base et qu’ils sont exacerbés par la peur dans ce lieu. Par exemple, j’aime beaucoup la nouvelle sous les ordres d’Himeno puisqu’elle est totalement perdue et qu’elle passe son temps à chercher un bouc émissaire. La tension des protagonistes est palpable ainsi que leur sentiment de perdition. C’était très prenant de les voir hésiter entre le fait de vendre Denji et le fait de faire perdre quelques années à Aki. L’ensemble fonctionne très bien et m’a lancé sur deux éléments qui m’ont fait plaisir et qui sont les sujets des prochains paragraphes.

Le premier point découlant de cet imbroglios de situation dans l’hôtel qui m’a conquis, c’est le plan de Denji. Il est absolument bourrin, limite débile mais il n’en reste pas moins fonctionnel et pertinent. C’est assez drôle qu’il crée un cercle vertueux pour lui. Il blesse l’ennemi jusqu’à ce qu’il en ai marre de souffrir et qu’il offre ou détruise son cœur tout en buvant son sang pour reprendre des forces. C’est excellent et vraiment dans l’esprit Chainsaw man. D’autant plus qu’il le fait uniquement pour ne rien devoir à personne. Voilà le contre héroïsme à son paroxysme et ça fonctionne très bien.

Le deuxième poit qui découle de toutes ces situations concerne Aki, Himeno et le démon-pistolet. J’ai adoré le fait que le premier, malgré son aversion pour le personnage de Denji, soit prêt à souffrir autant pour le protéger. En effet, lorsqu’on a un objectif en-tête, on est prêt à tout pour pouvoir l’atteindre même à mettre les ressentiments de côté. C’est très bien écrit ici et parfaitement justifié par un flashback d’Himeno. En effet, les devil hunter meurt facilement car ils sont trop sensés, ce qui les amène à la peur puis à la mort. Et je crois qu’Himeno et Aki ont trouvé la personne la plus insensée mais efficace qui soit.

Nous enchaînons par un passage au restaurant qui serait inapproprié dans d’autres histoires mais qui fonctionne très bien ici. C’est très doux mais toujours pertinent au regard de la vie bien difficile des devil Hunters. Mais surtout, nous avons la suite du traitement des rêves du tome précédent. Après le pelotage de nichons, voilà le baiser. Mais voilà surtout une nouvelle déception. Ce volume offre une belle leçon qui est de ne pas se concentrer uniquement sur la première expérience même si elle reste souvent bien ancrée. Mais bon, tant que c’est la seule, nous n’avons pas réellement le choix. J’aime beaucoup cette thématique des rêves, des déceptions et des envies toutes simples. D’autant plus que c’est encore une fois Makima qui l’aide à mieux se sentir. C’est bien construit.

J’insiste sur la construction puisque j’ai été tres déçu par celle de la derniere partie. Tout s’enchaîne très rapidement, nous avons une suite de drames trop grande et injustifiée pour qu’elle m’intéresse. Donc je suis vraiment resté sur ma fin pour cette dernière partie. Je ne comprends vraiment pas vers quoi on se dirige et ça me perturbe très fort. Mais c’est surtout parce que je me suis ennuyé sur cette fin de lecture. Un personnage disparaît au combat et ça ne me fait ni chaud ni froid. Je ne sais pas si ça prendra plus de sens par la suite ou si ça en fait déjà mais je suis juste trop limité pour comprendre mais cette fin de volume m’a refroidi très fort.

En somme, il s’agit d’un tome qui était bien parti pour être du niveau de son prédécesseur mais qui me déçoit grandement dans sa dernière partie. Je ne comprends pas comment on passe de quelque chose de déjanté mais savamment écrit à ce déchaînement qui ne montre rien. Le tome 4 a donc une grosse pression sur les épaules puisqu’il devra me faire aimer cette partie qui vient de me refroidir. Je compte sur toi Fujimoto pour offrir aux histoires de Denji ce qu’elles méritent.

Note : 3.5 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article et à me partager tout ça, ça m’aidera beaucoup. On se revoit très vite. Nous pourrons ce fameux tome 4 le 2 septembre en librairie. Merci à tous, c’était Komorebi !