Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi pour parler cinéma et manga en même temps. Comme j’aime grandement ces deux univers, je suis très content qu’une œuvre mélangeant les deux ai vu le jour. Aujourd’hui au programme c’est donc les deux premiers tomes d’Act-age. N’hésitez pas à me partager votre avis sur cette œuvre, j’en discuterai avec plaisir. Bref, qu’est-ce que c’est et qu’en ai-je pensé ? C’est parti !


4 juin 2020
Tatsuya Matsuki/ Shiro Usazaki
Ki-oon

Tome 1 : Des dizaines de milliers de candidats pour une poignée d’élus… L’agence Stars est connue pour la sévérité de sa sélection, mais aussi pour son aptitude à dénicher les étoiles du cinéma de demain. Derrière les paillettes et la lumière des projecteurs se joue une lutte féroce pour la survie… C’est dans ce climat ultra-compétitif que la jeune Kei tente sa chance, poussée par la nécessité de trouver un gagne-pain pour nourrir ses frères et sœurs. 

Quand Sumiji Kuroyama, réalisateur aussi génial que méconnu, découvre la lycéenne au cours d’un casting, c’est le coup de cœur : cette Kei Yonagi est une véritable pépite ! Elle ne joue pas, elle devient son personnage. Il le sait, cette technique à double tranchant peut mener à la gloire comme à la folie… Malgré tout, il prend l’adolescente sous son aile pour polir ce diamant brut et dévoiler son éclat. De plateaux en auditions, Kei débute à marche forcée l’apprentissage du dur métier d’actrice ! 

Tome 2 : Maintenant qu’un célèbre réalisateur l’a prise sous son aile, Kei est lancée ! Sa méthode est peu orthodoxe, mais elle parvient à s’adapter à ses personnages en y projetant son propre vécu, conjurant par exemple le premier repas qu’elle a préparé à sa famille pour incarner une jeune fille aux fourneaux dans une publicité. Il est temps de passer à la vitesse supérieure… L’apprentie actrice tente à nouveau sa chance à un casting, cette fois pour un film, Death Island.

Malheureusement, le test final est différent de tout ce qu’elle a déjà expérimenté : pour obtenir un rôle dans cette grosse production, elle devra apprendre à jouer en équipe !

Synopsis

Mon avis : J’aime beaucoup le cinéma, tant le lieu que ses prductions. Je suis donc particulièrement ouvert et emballé par la possibilité de faire la plus grande virée que je n’ai jamais faite dans cet univers. Je sens qu’il va être passionant de suivre les coulisses du métier d’acteurs avec leurs conditions de vie, leurs méthodes.

Ce monde n’est évidemment pas tout rose et c’est pertinent de le montrer. En plus de ça, Act-age est purement humain puisque basé sur la transmission d’émotions.

Ce manga a donc vraiment toutes les caractéristiques nécessaires pour me plaire. Il ne reste plus qu’à confirmer le coup avec mon avis sur ces deux premiers volumes.

Je n’avais qu’une seule chose en tête en refermant ce premier volume. Je voulais clamer haut et fort que c’était un gros oui pour moi, que je voulais Act-age dans mon équipe. Je suis très vite tombé en pâmoison devant les personnages, l’univers et les thèmes abordés.

Commençons par le commencement en parlant de l’univers qui me parle beaucoup comme je l’ai mentionné dans la première partie. C’est-à-dire qu’on peut faire le tour d’un joli pan de ce domaine dès ce premier tome. Même sans rentrer dans les détails, on parle d’auditions, de réalisateur, d’équipes techniques, d’acteurs, de publicité, de casting, de série et de film. C’est bien complet je trouve. En plus de ça, Act-age s’intéresse aux bons comme aux mauvais côtés comme nous le verront sur les points suivants.

Il va être temps de commencer à s’intéresser aux personnages. Nous n’allons ni commencer par le premier qu’on voit ni par le personnage principal qui ne sont qu’une seule et même personne d’ailleurs. Nous allons nous intéresser au premier véritable pas de la protagoniste dans cet univers si compétitif et compliqué, le réalisateur qui l’a remarqué : Sumiji. Je trouve ça intéressant de voir qu’il est vraiment talentueux comme le prouvent les récompenses reçues de la part de ses pairs mon son quasi anonymat car il ne s’intéresse pas à tout ça. Je trouve son caractère de passionné plaisant puisqu’il me donne envie de plonger dans mes passions et de le soutenir de tout mon cœur. Il est en plus vraiment malin car il arrive parfaitement à créer les situations nécessaires à Kei pour qu’elle évolue. J’ai trouvé ça prenant quand il l’a amené sur le tournage d’une pub et d’une série pour qu’elle puisse apprendre en condition réelle. Enfin, je suis intrigué par son fameux projet sacré qui a mon humble avis expliquera sa solitude. Un personnage très fort, que je veux voir plus mais qui est effacé pour laisser la place à l’héroïne. C’est drôle puisque Kei prend aussi les places des autres de manière intradiégétique.

Nous arrivons enfin au gros morceau de ce premier volume, la tête d’affiche : Kei Yonagi. Elle a toujours vécu pour les autres à cause de certains drames et a obtenu la capacité très étrange et spécifique de pouvoir mettre à jour ses émotions très facilement. J’aime beaucoup son personnage une fois qu’elle est devenue actrice puisqu’elle se contente des petites étapes qui correspondent effectivement déjà à une évolution. En plus de ça, elle souhaite évoluer se remet en question. Elle a beau avoir quelques réactions assez incertaines dues à ses spécificités, je la trouve très intéressante et sa psyché m’a séduit. La voilà parti sur une longue voie d’apprentissage qui est censée la mener à son bonheur mais qui est située tout prêt du danger et de la folie. Je trouve ça tellement touchant qu’elle plonge dans ses expériences passées pour pouvoir jouer et c’est quand elle pert le contrôle et qu’elle n’arrive pas à revenir qu’elle me fascine. Son écriture ne doit pas être une mince affaire mais je la trouve très bien traitée dans ce premier volume où son jeu commence déjà à changer et à lui laisser plus de chance.

Enfin, pour conclure en bonne et due forme ce tome un, il va être temps de parler un tant soit peu de thèmes d’Act-age. C’est une histoire tout ce qu’il y a de plus humaine vu tous ses sentiments se mélangeant en un maelstrom. Nous avons beaucoup de coulisses. Mais surtout, on traite des différents systèmes de jeu en commençant surtout par celui de Kei. Et donc, celui-ci est particulièrement dangereux pour les acteurs, ce qui est source de tension terrible quant à l’avenir de notre protagoniste. D’ailleurs, ces questions de folie et de danger sont également posées par des personnages, qui ont finalement peur d’elle.

Voilà un premier tome plus que convaincant. J’ai l’impression de ne faire que chanter les louanges de mes dernières lectures mais je trouve ça vraiment plaisant comme exercice. Et puis il faut croire que je ne tombe que sur des oeuvres à mon goût. Mais peut-être que je m’avance un peu trop et que le tome 2 va faire retomber le soufflet.

Comme à chaque fois, je lis deux tomes par jour. J’ai donc pu enchaîner à environ 30 secondes d’intervalle avec le volume 2 d’Act-Age. Et je trouve ça fou que ce tome fasse encore mieux que le précédent. Mais, rapidement, comment fait il ça ? Peut-être que créer une histoire plus longue, en créant un de mes motifs scénaristiques préférés et en ramenant encore plus de personnages à fonctionné.

Nous avons une belle pelletée de nouveaux personnages puisque ce n’est pas moins de 24 acteurs et un réalisateur qui sont mis en avant avec ce travail. Il n’y en a que peu que je retiendrai pour l’instant si ce n’est rapidement les trois qui ont passé l’audition avec Kei mais sans plus. En même temps, hormis pour montrer l’influence de Kei sur les autres et qu’elle chaparde par-ci par-là, le tome ne se concentre pas vraiment sur eux.

Ouvrons donc le bal avec Chiyoko, l’ange. Je trouve ça toujours un peu dérangeant d’avoir un personnage qui se ment à lui-même et qui ment donc aux autres. Mais pourtant, comme elle fait ça pour toujours donner aux autres ce qu’ils attendent, je trouve ça plus louable. D’autant plus, que le personnage a une plus grande réponse personnelle que ce que j’aurais pu imaginer. J’aime beaucoup le fait qu’elle s’intéresse quand même aux autres, qu’elle corrige leurs erreurs mais qu’elle en profite aussi pour rester au centre des attentions. Le personnage me parle mais me parle aussi donc j’ai hâte de voir son masque se briser pour mieux l’appréhender, en espérant que ça ne la rendra pas moins intéressante.

On continue donc avec le personnage de Kei encore une fois qui prend encore une place très importante. C’est d’ailleurs important le temps de la construire. C’était pertinent de l’envoyer sur ce tournage puisqu’elle cotoit des stars et qu’elle peut apprendre d’eux. Et c’est ainsi qu’elle passe un cap impressionnant en prenant conscience de ce qui l’entoure, collègues comme caméras. Cette évolution prend parfaitement sens avec son imperfection dans l’audition pour Dead Island. C’était emballant de voir tous ses efforts payer et donner envie aux autres de s’inspirer d’elle. Je peux avancer sans me tromper que Kei sera la clé vers une amélioration du jeu de ceux qui l’entourent.

Et enfin, en plus de soulever qu’Act-age sera intriguant par sa possibilité de créer des univers très disparates facilement, je vais parler d’un de mes schémas narratifs préférés. Nous avons un parallèle flagrant, une opposition marquée entre les façons d’être et les façons de faire de Chiyoko et de Kei. Et dans ces moments, je suis toujours captivé. Qu’est-ce qui l’emportera entre l’effacement de sa nature pour atteindre les attentes des autres ou plonger tout son soul dans le naturel ? D’ailleurs, le tome 2 se conclut juste avant leur première scène ensemble. Kei a pour mission de briser le masque de Chiyoko et doit s’imaginer être son amie pour jouer son rôle mais sa collègue ne l’entend pas de cette oreille. C’est palpitant.

Quelle claque et quelle puissance ce deuxième volume. Tellement que son prédécesseur paraîtrait presque fade. C’est donc une très grosse réussite ce départ, je suis passionné.

D’ailleurs, je tiens à dire que j’aime beaucoup les secrets sous la jaquette des volumes physiques d’Act-age et je remercie ceux qui ont créé cette édition car les UNDERCOVER pourront survivre un mois de plus.

En somme, il s’agit d’une sucrerie dans laquelle je replongeais bien volontiers. Toutes mes découvertes récentes étaient donc de bonnes surprises. Entre Samurai 8, Chainsaw man et Act-Age, le Weekly Shonen Jump aura pas mal enchaîné les œuvres que j’ai bien apprécié. Mais Act-age promet vraiment une plongée passionnante dans l’univers des acteurs tout en présentant plusieurs parcours possible dans cet univers pour ceux qui arrivent à y avancer.

Note : 4.5 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article et à me partager tout ça, ça m’aidera beaucoup. On se revoit très vite. Nous pourrons retrouver cette prochaine virée cinéma le 27 août en librairie. Merci à tous, c’était Komorebi !