Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi pour parler du septième film du studio Ghibli. C’est le deuxième dont je n’avais aucunement entendu parler. Aujourd’hui au programme c’est Je peux entendre l’océan. N’hésitez pas à me partager votre avis sur cette œuvre, j’en discuterai avec plaisir. Bref, qu’est-ce que c’est et qu’en ai-je pensé ? C’est parti !

Studio Ghibli


Je peux entendre l’océan
海がきこえる (Umi ga kikoeru)
Thèmes Romance lycéenne
Film d’animation japonais
Réalisateur Tomomi Mochizuki
Producteur Nozomu Takahashi
Scénariste Kaori Nakamura
Studio d’animation Studio Ghibli
Young Creators’ Group
Compositeur Shigeru Nagata
Licence (ja) NTV
(fr) Netflix
Durée 72 minutes
Sortie
25 décembre 1993

À la suite du divorce de ses parents, Rikako Muto, lycéenne originaire de Tokyo, suit à regrets sa mère qui vient s’établir à Kōchi. Elle arrive en cours d’année scolaire.

Dès son arrivée, elle est remarquée par Yutaka Matsuno qui la présente à son meilleur ami, Taku Morisaki. L’ambiance méridionale et provinciale de Kōchi est très différente de Tokyo et Rikako a du mal à s’intégrer dans sa classe.

Synopsis

Mon avis : Je peux entendre l’océan est un téléfilm d’animation de Tomomi Mochizuki produit en 1993 par le Studio Ghibli. C’est une adaptation du roman de Saeko Himuro publié entre février 1990 et janvier 1992 dans le magazine Gekkan Animage.

Sans le trouver mauvais ni inintéressant, je ne pense pas avoir énormément de chose à dire sur ce septième long-métrage du studio. Voilà pourquoi je vous invite surtout à le regarder par vous-même puisqu’il est intéressant par deux points flagrants. Le fait que ce soit le premier et seul téléfilm Ghibli est intriguant. Mais surtout, il est mignon puisqu’il parle des sentiments adolescents.

Premier et dernier téléfilm du studio Ghibli

Ça se voit plutôt bien que Je peux entendre l’océan est un téléfilm du studio Ghibli. Par rapport aux productions habituelles, on sent le décalage avec les dessins et l’animation. Ce n’est évidemment pas moche car il y avait de la marge mais la différence fut étrange un petit temps en enchaînant les longs-métrages comme ça.

Mais ce n’est absolument pas un souci d’être un téléfilm s’il reste un tant soit peu intéressant à regarder et pertinent. Mais alors, pourquoi s’agit-il du seul téléfilm de studio ? Je n’ai pas réussi à trouver de réponse probante. J’ai donc trois théories :

  • Ils n’ont pas réussi à vendre le long-métrage aux cinémas mais ça me paraît étrange vu le studio
  • C’était pour éviter la concurrence d’autres films de 1993 mais alors précisément quoi, aucune idée
  • Ils voulaient remplir un trou dans l’emploi du temps et briser l’alternance Miyazaki- Takahata.

Bref, je suis un peu perdu sur ce pauvre loup solitaire qui ne me donne qu’encore plus envie d’accrocher à ce qu’il raconte.

Sentiments adolescents

Le film fonctionne sur bien peu de choses. En même temps, avec 1h12 de développement, il ne pouvait pas se permettre de folie. Et pourtant, même sans être spécialement attaché aux deux membres de ce « couple », leurs sentiments fonctionnent bien.

Rikaku et Taku sont donc constamment mignons ensemble puisque le garçon est toujours là pour aider la famille dans son intégration, dans ses problèmes familiaux…

J’ai bien accroché au fait que ce soit Taku qui raconte le film avec quelques phrases. Cette construction prend sens lors du saut dans le temps qui les fait quitter le lycée. Et c’est seulement quand tout le monde est éloigné et qu’ils se retrouvent pour la soirée des anciens étudiants que les sentiments cachés sont enfin acceptés et Avoués.

Cependant, le film est audacieux puisque propose d’abord une phase de doutes et de regrets puisque Rikaku ne vient pas à la soirée. Ainsi, Taku ne peut pas se dévoiler une fois qu’il a compris ce qu’il se passait, ses regrets étaient particulièrement intéressants.

J’ai également apprécié l’ambiance du lycée où l’intégration n’est pas toujours simple. Par exemple, j’ai trouvé ça pertinent de cacher ses sentiments et véritables pensées uniquement pour éviter les Qu’en dira t’on ?.

Je ne suis pas particulièrement friand des problèmes de communication qui crée des rebondissements factices dans les romances. Mais ici, l’histoire des personnages, qu’on nous explique et nous laisse appréhender puisqu’il n’y a pas le temps de la montrer, justifie d’une bonne partie de ces petits soucis.

Et sinon, je n’ai pas grand chose à dire de plus, le film n’ayant pas une portée gigantesque. Il est vraiment mignon et je ne regrette pas de l’avoir vu mais il ne me marquera absolument pas. Même s’il pourra tenir un peu puisqu’il m’a ramené à mon propre amour de lycée, mon premier et seul actuellement, comme les téléfilms du studio. Comme quoi, tout est lié.

En somme, il s’agit d’un film qui m’intrigue beaucoup. Est-ce qu’il est sans prétention car c’est un téléfilm ou est-ce un téléfilm parcequ’il est sans prétention ? La question n’a pas forcément de réponses et n’en a pas spécialement besoin puisqu’il est plus important de parler des qualités du film en lui-même. Et, il peut-être important de le voir même si vous n’en retirerez peut-être pas grand-chose, car vous pourrez replonger dans un vieil amour ou même vous donner envie de vous dévoiler afin d’éviter les regrets.

Note : 3.5 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article et à me partager tout ça, ça m’aidera beaucoup. On se revoit très vite. Merci à tous, c’était Komorebi !