Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi pour parler jeux vidéos Nintendo. Aujourd’hui au programme c’est le beau Fire Emblem Three Houses et son pass d’extension quasiment un an après la sortie du premier. N’hésitez pas à me partager votre avis sur cette œuvre, j’en discuterai avec plaisir. Bref, qu’est-ce que c’est et qu’en ai-je pensé ? C’est parti !

Jeux vidéos


26 juillet 2019
Jeu de rôle tactique
Nintendo
Intelligent Systems
Koei Tecmo Games
13 février 2020
Jeu de rôle tactique
Nintendo
Intelligent Systems
Koei Tecmo Games

Fire Emblem: Three Houses se déroule dans un monde fictif, médiéval et fantastique nommé Fódlan, où l’Église de Seiros exerce une autorité sur ses habitants.

Au sein de cet univers, il existe un établissement d’élite ouvert aux nobles et aux roturiers très doués, l’Académie des officiers. On y apprend à manier les armes et la magie. Les étudiants sont séparés en trois maisons : les Cerfs d’or, qui représentent l’Alliance Leicester, les Aigles de jais, qui représentent l’Empire adrestien, et les Lions de Saphir, qui représentent le Royaume de Faerghus.

Synopsis

Mon avis : Le joueur incarne un mercenaire, homme ou femme, à qui l’Académie des Officiers propose un poste d’enseignant. Ce personnage est appelé Byleth par défaut : il est possible de changer son nom et sa date de naissance. Il choisit laquelle des trois maisons il représentera.

Edelgard, Dimitri et Claude sont les trois protagonistes du jeu. Tous trois élèves à l’Académie des officiers, ils sont délégués de classe, respectivement pour les Aigles de jais, les Lions de saphir et les Cerfs d’or. Chacun des trois est pressenti pour régner sur sa région du continent : Edelgard est la princesse de l’Empire, Dimitri le prince héritier du Royaume et Claude le petit-fils du dirigeant de l’Alliance. Le jeu comporte sept personnages étudiants jouables, en plus du délégué, dans chaque maison : ainsi, on commence avec une équipe de neuf combattants.

Le jeu se divise en deux parties. Dans la première partie, qui dure douze chapitres, le joueur joue son rôle de professeur à l’Académie des officiers. La seconde partie se déroule cinq ans plus tard : les élèves ont achevé leurs études et les trois factions du continent sont en guerre. Quelle que soit la maison choisie par le joueur, l’histoire principale est la même pour la première partie, mais le scénario de la seconde partie dépend du camp choisi.

Ayant joué au jeu entre 85 et 90 heures selon ma Nintendo Switch nous allons prendre du temps pour voir si cette longue aventure valait le coup d’y passer autant de temps. Nous allons donc faire ça voie par voie selon l’ordre dans lequel je les ai choisi.

I- Fleur Vermeille (Aigles de Jais)

En plus des trois scénarios principaux, il existe un quatrième scénario caché au sein de la route des Aigles de jais. Et c’est par celui-là que j’ai commencé mon aventure au sein de ce jeu. J’ai joué environ 20 heures en juillet- août et je n’étais même pas arriver à bout des 11 chapitres d’introduction communs à toutes les voies. J’ai repris ma partie pendant le confinement et j’ai achevé tout autant l’introduction que les 7 chapitres spécifiques de cette voie. J’ai donc du me refamiliariser au sans doute trop nombreuses idées du jeu.

  • Le joueur peut choisir, grâce à l’Impulsion Divine, de remonter le temps pour sauver ses élèves ou reconsidérer ses choix, surtout en sachant que toute unité tuée meurt définitivement
  • Chaque semaine, le joueur peut choisir entre quatre activités : le quartier libre, un séminaire, des batailles annexes ou une journée de repos.
  • Pendant le quartier libre, il peut contrôler librement son personnage à l’intérieur du monastère et interagir avec des personnages non-joueurs. Sous certaines conditions, le personnage principal peut recruter des élèves d’autres maisons dans la sienne. Parmi les activités possibles, on compte la cantine, qui permet d’améliorer les relations avec les personnes qu’on invite à manger, une session de dégustation de thé à l’occasion d’anniversaire, une chorale dans la cathédrale pour augmenter sa foi et ses relations, ou encore la pêche et l’agriculture, qui fournissent des ingrédients pour la cantine. Chaque action coûte un point d’activité. En gagnant de l’expérience, le joueur peut obtenir plus de points d’activité.
  • Le lendemain de cette journée d’activité au choix est une journée de cours. Il est possible de faire du tutorat personnalisé aux élèves, en choisissant la compétence à améliorer. Une activité de groupe permet à deux élèves d’effectuer des corvées pour améliorer une autre caractéristique. Enfin, le joueur peut fixer des objectifs pour chaque élève, ce qui influence leurs révisions.
  • À la fin de chaque mois, la maison et son professeur sont envoyés en mission, un combat qui fait avancer l’histoire.
  • Chaque mois, les personnages du jeu peuvent passer un examen pour recevoir un certificat et changer de classe. Chaque étudiant est éligible à n’importe quelle classe, mais certaines classes sont plus adaptées aux forces et aux faiblesses de chacun. Le personnage joueur peut lui aussi passer ces certifications[20].

Ainsi, avec tous ça, je me suis vite rappelé pourquoi j’avais lâcher les armes. Les éléments sont sympathiques à faire un temps mais empiètent trop sur le temps de jeu et sur son avancée. D’autant plus que je me retrouvais à aller une fois en quartier libre, et deux ou trois fois au combat où je faisais deux batailles à chaque fois. C’était très vite lourd. Heureusement, les phases de combat rapportaient un peu de vent neuf à chaque fois.

  • Fire Emblem: Three Houses est un jeu de rôle tactique au tour par tour, en vue du dessus, qui reprend le gameplay typique de la franchise.
  • Au cours des combats, il est possible d’utiliser une Impulsion Divine pour revenir en arrière et faire de meilleurs choix. Le nombre d’utilisations de la fonctionnalité est cependant limité.
  • Sur les cartes de jeux, il existe plusieurs types de terrain : certains permettent de se téléporter, de regagner de la vie ou encore d’améliorer certaines statistiques tant qu’on s’y tient.
  • Le triangle des armes, historique dans la franchise, donne l’avantage à certaines armes sur d’autres. Ce mécanisme est atténué dans Fire Emblem: Three Houses afin de laisser plus de choix aux joueurs. Une nouveauté est l’existence des escouades : elles sont affectées à chaque personnage et lui confèrent de la puissance supplémentaire, ainsi que des actions spéciales. Les escouades se regroupent si le joueur initie une attaque dans une case adjacente à d’autres alliés.

Comme dans les autres jeux de la franchise, les relations entre les personnages s’expriment par des dialogues débloqués à chaque niveau de soutien. Ce niveau peut être amélioré grâce à des options de dialogues et à des activités telles que le partage d’un repas ou la participation à une chorale. Si la relation atteint son niveau maximum entre deux personnages, il est possible qu’ils se marient à la fin du jeu.

J’ai donc commencé mon aventure dans ce jeu avec la seule voie qui a deux possibilités. Le choix était terriblement simple puisque bien que je ne connaissais pas le prochain pouvoir, je savais qu’il fallait changer le pouvoir en place. Nous suivions donc un personnage plein de convictions voulant renverser le pouvoir en place car il souhaite juste unir les nations. Le coup des révélations et du choix fonctionnent très bien. L’ellipse est terrible puisqu’on a toujours l’impression de suivre des petits jeunes et c’est terrible de les voir se faire la guerre et s’entredéchirer.

Ainsi, nous suivons leurs découvertes du meurtre, de la perte, la dévotion. Aucun soucis au niveau des personnages qui fonctionnent vraiment.

Nous arrivons donc tant bien que mal à la fin de cette première voie qui fût déjà éprouvante mais franchement plaisante. Edelgard réussit à unifier le continent. Cependant, la lutte contre les Serpents des Ténèbres ne s’estompa pas. Comme quoi, le nouveau pouvoir n’est pas si parfait que ça qu’importe les bonnes attentions.

II- Neige argentée (Église de Seiros)

J’ai enchaîné sur le deuxième choix de cette première voie directement. Heureusement, un ami m’a conseillé de sauvegarder juste avant le choix, comme ça je n’ai pas eu à refaire les 11 chapitres du tronc commun.

J’ai alors pu découvrir les 10 chapitres où on aide le pouvoir en place à résister au nouveau qui cherche la paix et l’unité par ma guerre et la terreur.

Franchement, cette voie était encore agréable à jouer puisque j’avais déjà trouvé quelques petits systèmes pour accélérer un peu le temps passé sur chaque mois. Mais c’est au niveau des perosnnages que ça passe puisque je n’ai aucun lien avec les personnages de l’église. Ils restent trop distants et font trop figure d’autorité pour que j’arrive à en retirer quelque chose.

Mais heureusement, après 10 jours dessus et une galère infâme sur les derniers combats (il y a toujours des cap insupportables à la fin de chaque voie), nous assistons à une fin qui semble la plus appropriée pour le pays. Byleth prend la place de Rhea et devient le père/ la mère de toute chose et roi/ reine du continent. La paix fut enfin retrouvée après cinq ans de guerres meurtrières.

III- Vent émeraude (Cerfs d’Or)

Troisième départ mais deuxième véritable voie, nous arrivons dans la maison de Claude. On commence par les 11 chapitres du tronc commun qui sont devenus encore pire. C’est-à-dire qu’à force d’être un bon prof, je peux faire encore plus de batailles ou d’activités chaque semaine. Le temps passe alors encore plus lentement et je me demande si je vais survivre à ces 11 chapitres strictement identiques une troisième fois.

Mais sinon, les 11 chapitres uniques à cette voie prennent encore plus mon petit cœur puisque je suis encore plus touché par les affrontements contre les aigles de jais. Voilà, la force de ces trois voies : en faire une, puis une autre en devant confronter ceux qu’on aime. Et finalement, c’est comme si on vivait la même situation que les personnages eux-mêmes, c’est très pertinent.

Et au terme d’un combat encore une fois beaucoup trop dur par rapport au reste du parcours, nous arrivons à la fin de cette voie. Fodlan est maintenant unifiée sous la même bannière, les frontières n’existent plus, il n’y a plus de distinctions de religion ou d’origine. Le monde dont Claude rêvait depuis toutes ces années a enfin pu voir le jour. Et pourtant, malgré son intelligence, je n’ai pas senti une seule fois son ambition.

IV- Lune d’Azur (Lions de Saphir)

Ensuite, j’ai repris une dernière fois le jeu. Et nous voilà donc à nouveau avec onze chapitres communs qui sont à nouveau une purge. On a compris les notions du monastère, on a compris les onze bouts d’histoire. Au secours, c’est bien peu agréable à jouer.

Et finalement, je suis parti pour les onze chapitres spécifiques à cette histoire. Cette fois je ne pourrais pas profiter du fait de devoir tuer des groupes que j’ai appris à apprécier puisque j’ai profité de la première partie pour faire venir absolument tout le monde dans ma maison.

Et finalement, je suppose aussi que Dimitri a œuvré à l’unification du pays. Il était d’ailleurs particulièrement réussi par sa rivalité et son opposition très forte avec l’antagoniste. C’était long à démarré mais c’était bien.

Et voilà donc 75 heures jouées pour aider tout le monde mais une bonne partie est redondante à cause des premiers chapitres et même à cause de certaines activités.

Voyons alors ce que donne le pass d’extension.

V- Pass d’extension (DLC Ombres embrasées)

7

Quatre vagues de DLC sont annoncées sous la forme d’un pass d’extension entre la sortie du jeu et la fin du mois d’avril 2020. Ce contenu supplémentaire payant propose de nouvelles cartes, de nouveaux personnages, des modifications esthétiques et des quêtes annexes supplémentaires.

  • À la sortie de jeu, la première vague de DLC était déjà présente. Elle propose un costume alternatif pour Byleth. C’est intéressant j’imagine.
  • La seconde vague de contenue sort le 10 septembre 2019. Elle ajoute d’autres costumes alternatifs pour les élèves du monastère mais aussi une paire de lunettes pour Bylet. En plus de ces éléments cosmétiques, une carte d’escarmouche fait son apparition. Enfin, la mise à jour gratuite apporte un nouveau mode de difficulté et un changement de voix pour la version masculine de Bylet. Ah là je suis content puisque je me suis mis les lunettes à chaque fois. Donc ça valait déjà largement le coup.
  • La troisième vague sort le 8 novembre 2019. Il propose l’ajout de Jeritza et d’Anna, personnage récurrent de la franchise en personnages jouable avec de nouveaux dialogues et de nouvelles activités au monastère et en ligne. De plus, Anna et Jeritza auront le droit à une bataille annexe. Le sauna est aussi disponible au monastère ainsi que des tenues de domestique/majordome pour les personnages jouables, la possibilité de jouer avec les chiens et les chats, de nouvelles quêtes et deux nouveaux bataillons de domestiques et majordome. La mise à jour gratuite augmente le nombre de sauvegarde disponible à 25. On a quelques petits bonus sympathique mais vraiment pas indispensables. Au moins, on peut un peu plus s’occuper au monastère.
  • Les possesseurs du pass d’extension reçoivent également une tenue au couleur de Sothis pour Bylet le 18 décembre 2019. C’est tout.
  • La dernière vague appelée Ombre Embrasées sort le 13 février 2020 . Il propose un scénario parallèle à l’histoire principale incluant 4 nouveau personnages jouable de la maison des Loup de cendre. Finir ce scénario permet d’inclure ces nouveaux héros dans l’histoire principale. Il propose aussi 4 nouvelles classes, de nouveaux ennemis, de nouvelles reliques de héros, de nouveaux bataillons, de nouveaux costumes, de nouvelles quêtes et missions annexes. La mise à jour gratuite permet de prendre le thé avec Rhéa, changer la tenue des personnages jouable entre leur tenue d’académie et leur tenue post-ellipse, ajoute une conversation de soutien pour Bernadetta et une tenue de danseur pour Byleth. Nous y voilà enfin.

Alors, il n’y a que 4 nouveaux personnages jouables dans cette année mais l’ensemble fonctionne bien. On approfondit un personnage dont on ne savait rien, la mère de Byleth. Le rythme est bien mieux puisqu’il n’y a pas des milliards d’activités et donc pas de redondance.

Les affrontements ont des formes originales par rapport à ce qu’on a déjà eu droit. Les perosnnages évoluent, ont un plan, se trahissent, vivent quoi. Alors pourquoi, avec un ensemble si fonctionnel, nous n’avons le droit qu’à 7 chapitres ? C’est 4 de moins que le tronc commun, qu’on fait trois fois. Je trouve ça particulièrement stupide de favoriser les petits bonus pas nécessaires plutôt qu’un nombre de chapitre plus décent.

En somme, le jeu souffre d’énormément de soucis. J’ai apprécié les moments qu’il m’a fait vivre et les personnages mais j’ai trouvé ça particulièrement inintéressant à jouer une grosse partie des 80h. Le bonus est plaisant et utile mais fait pâle figure par rapport à la longueur de ce qu’on a déjà traversé. Fire emblem avait le potentiel pour être mon opus préféré mais a un concept trop ambitieux pour pouvoir le tenir correctement. Dommage nintendo !

Note : 3.5 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article et à me partager tout ça, ça m’aidera beaucoup. On se revoit très vite. Merci à tous, c’était Komorebi !