Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi dans ce nouvel article mensuel, le deuxième sur trois. Après avoir étudié en détails des couvertures et avant de revenir sur le mois écoulé, découvrons une œuvre complète de ma collection. Et aujourd’hui, celui-ci nous rapprochera de la fin du mois de juin. Voilà donc que le moment de découvrir une des œuvres terminées présente DANS MA MANGATHÈQUE est à nouveau venu. Au programme : précurseur, queue de singe, arts martiaux et dragon magique. Effectivement, l’oeuvre du jour n’est autre que Dragon Ball. D’ailleurs, j’ai eu beaucoup de mal à me lancer sur l’écriture de cet article donc je remercie grandement Jonorus, Otakdeslettres, Am4n0, Omoshiroi Project, Higwing et surtout Vagabond. Je vous met donc des liens vers les travaux de ceux qui les partagent. C’est parti !


L’histoire de Dragon Ball suit la vie de Son Goku, un garçon à la queue de singe inspiré du conte traditionnel chinois La Pérégrination vers l’Ouest. Son Goku est un jeune garçon simple d’esprit et pur doté d’une queue de singe et d’une force extraordinaire. Il vit seul, après la mort de son grand-père adoptif, sur une montagne et en pleine nature, dans un paysage ayant les caractéristiques d’une forêt sauvage. Un jour, il rencontre Bulma, une jeune fille de la ville, très intelligente mais immature et impulsive. Elle est à la recherche des sept boules de cristal légendaires appelées Dragon Balls. Dispersées sur la Terre, ces Dragon Balls, une fois réunies, font apparaître Shenron, le Dragon sacré, qui exauce le souhait de la personne l’ayant invoqué. Son Goku accepte d’aider Bulma car son grand-père adoptif Son Gohan lui avait dit d’être gentil avec les filles ; de plus le vieil homme lui avait confié l’une des quatre boules (celle à quatre étoiles), que le jeune garçon a perdue et souhaite retrouver en son souvenir. Au cours de leur parcours initiatique, ils font de nombreuses rencontres. Son Goku, qui n’était jamais sorti de sa forêt, est amené à suivre un apprentissage auprès de maîtres comme Maître Muten Roshi ou Maître Karin et à participer à plusieurs championnats du monde d’arts martiaux (Tenkaichi Budokai). Il mène de nombreuses batailles et finit par devenir (vraisemblablement) le plus puissant artiste martial de l’univers. Il n’est cependant pas sans aide : le manga présente une vaste galerie d’artistes martiaux, alliés ou d’ennemis, fournissant le conflit qui anime chaque arc de la saga.

Synopsis de l’oeuvre

Mini fiche technique :  42 tomes écrits et dessinés par Akira Toriyama et publiés entre le 17 mai 1993 et le 13 septembre 2000 par Glénat en France puis republié de nombreuses fois avec des format et des durées différentes.

Mais que dire sur ce titre ?

Ma découverte de la série

Le dernier tome de l’édition originale est sorti seulement 13 jours après mon apparition sur Terre donc je n’ai pas nécessairement commencé à découvrir cette œuvre à ce moment. D’ailleurs, si vous avez lu l’article sorti pour l’anniversaire du blog (que voici), vous savez déjà comment je suis rentré dans l’aventure Dragon Ball.

Mais ça ne me coûte rien de le répéter rapidement. Mon père, qui vient de découvrir Kingdom et de lire tous les tomes, achetait l’édition double de france Loisirs. Vers la fin de l’école primaire, soit vers 7-8 ans, j’ai lu une fois la série. Puis dès lors que je la terminais, je recommençais, en boucle. C’est grâce à Dragon Ball que j’ai plongé dans cet univers. J’étais déchiré quand mon père a décidé de les vendre.

Et il y a un peu plus d’un an, nous avons racheté l’oeuvre en occasion et je l’ai donc relue à ce moment là. Et toutes ces relectures se sont caractérisées par quelques constats. Je pense que je préfère, de pas grand chose, la partie sur Son Goku enfant. Je trouve tous les arcs réussis. Je n’ai rien à redire.

Mais bref, ce ne sont pas ces histoires passées qui nous intéressent mais ma relecture du 22 mars au 13 avril au vu de cet article. Alors, qu’en ai-je pensé il y a un peu moins de deux mois quand j’écris ces lignes et environ trois au moment où vous lisez ?

Une relecture réussie de A à (Dragon Ball) Z

Quel pied monumental j’ai pris tout du long des 42 tomes qui ont composé cette relecture. Vraiment hormis deux ou trois tomes esseulés m’ayant un peu moins impliqué, tous m’ont fait revivre une aventure fantastique.

J’adore la partie avec Goku enfant qui est une ode parfaite à l’aventure, un symbole d’efforts face à la rivalité et à l’adversité avec des personnages attachants et quelques moments d’émotion bien senti. Les tournois sont situés entre chaque arc et permettent de faire le point sur ce qu’on appris Goku et ses amis, ou de leur faire apprendre de nouvelles choses, tout en présentant d’autres habitants de cet univers pas forcément essentiels mais permettant d’ajouter une profondeur bien sentie.

La partie adulte est à peine moins réussie puisque les combats étant plus impressionnants, ils prennent plus de place. Et donc, même si je les trouve très bien fait et que les développements restent intéressants, il y a un peu de moins. Heureusement Toriyama a de très bonnes idées dans chacun des quatre arcs de cette partie : les origines de Goku, l’aventure et le jeu de stratégies par rapport aux dragon ball, le passage de relai, le traitement de Satan et de Végéta.

D’ailleurs chacun des arcs de dragon ball peut faire une bonne conclusion à loeuvre comme l’avait si justement analysé L’Apprenti Otaku dans cet article. Et donc rien que pour le fait que Toriyama arrive à servir une historique me plaît tant en l’allongeant pour le plaisir des éditeurs et des lecteurs, je ne peux que m’incliner.

Je peux également parler du kamehameha qui, bien que perdant en mystique au fil de ses apparitions, est une technique que j’ai trouvé fascinante à sa découverte pour l’attention qu’on doit lui apporter. C’est quelque chose que j’ai remarqué également avec l’apparition du singe géant. Toriyama gère parfaitement l’apparition de certains points de son œuvre.

J’apprécie également beaucoup la façon dont l’auteur fait s’entraîner Goku enfant. Chaque moyen est original et différent, sont d’ailleurs souvent cachés et théoriques que réels. Je préfère largement ceux là que ceux de Goku adulte mais ils doivent être plus importants physiquement vu la puissance de leurs adversaires.

Bref, au risque de vous surprendre. Je trouve cette oeuvre excellente sur bien des points. Par contre, de manière plus surprenante, je n’ai pas réellement réussi à trouver de points négatifs marquants après ma lecture et j’étais donc bloqué ici pendant quelques temps au niveau de l’article. Mais en même temps, vu la place que Dragon Ball a pris dans l’univers des mangas, il lui fallait quand même un bon niveau.

Œuvre culte et fondatrice

Et oui, Dragon Ball, c’est quand même 230 millions d’exemplaires vendus en 2013, de nombreux films, jeux vidéos, suites, spin off, figurines, goodies. 25 ans après sa fin, l’oeuvre continue de faire parler d’elle, sous toutes le forme possibles.

Cette longévité est étonnante et permet à de nombreux lecteurs de commencer leurs aventures dans ces univers fantastiques par cette œuvre ou de s’y intéresser facilement vu le nombre d’oeuvres lui faisant des clins d’œil ou s’en inspirant de loin sur le fond ou la forme. Évidemment que sans Dragon Ball il y aurait eu toutes ces autres œuvres mais sûrement pas aussi facilement et rapidement puisque Dragon Ball a partagé aux yeux du grand public des codes déjà apparus dans de nombreuses autres oeuvres.

Voilà pourquoi, pour moi critiquer Dragon Ball perd un peu de sens, vu son âge et son rôle incontestable de pilier et de fondateur dans mon histoire. Mais qu’on soit bien d’accord, ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas soulever les défauts qu’on lui trouve car succès et qualité ne sont pas forcément égaux. C’est pour ce quatrième et dernier point que l’aide des amis cités en intro intervient.

Les défauts soulevés par les copains

  • Toriyama cède toujours à la facilité (pouvoir de lire dans les pensées qui arrive d’un coup)

Oui, c’est vrai, je l’accorde volontiers. Mais je ne vois personnellement pas ça comme un défaut puisque lui permet de prendre plus de temps sur ce qui a plus d’importance et rendre l’ensemble plus efficace. Effectivement, les moments de flottements et d’explications permettent beaucoup de choses dans les récits mais je n’en ai pas ressenti le manque ici.

  • Certaines surenchères ridicules comme les survies de Cell et Buu après certaines attaques

Il s’agit de deux organismes absolument pas humains donc ils peuvent réagir de manière un peu incohérente par rapport à ce qu’on connait. Et c’est le moyen que Toriyama à trouver pour montrer tout autant la puissance des antagonistes que celle des protagonistes. Ça peut très largement rebuter mais j’arrive très clairement à faire avec.

  • Le scénario très souvent mis au second plan

Ouch, coup dur pour Dragon Ball. Autant j’étais d’accord avec les précédents points mais sans ressentir de gêne, autant je ne suis pas d’accord ici. Les combats prennent de la place certes mais développent bien les personnages humains qui se font dépasser, les saiyens qui changent (surtout Végéta). Au contraire, je dirais même que c’est parce que le ratio est bien géré, que c’est si agréable à lire.

  • Buu

Ça dépend des goûts de chacun mais je trouve cet arc très agréable puisqu’il permet de mélanger la démesure de Goku adulte avec l’humour de Goku enfant, j’aime beaucoup ce décalage. À moins que tu parles du personnage que je trouve excellent dans sa version gros Buu pour sa création d’objectifs et sa relation avec Mr Satan.

  • Morts plus impactantes à cause des résurrections

Oh, ça va je les trouve plutôt bien gérés puisqu’il reste quand même un bon moment où ils n’ont aucune idée de comment faire. C’est le cas pour Goku après l’arc Cell et pour la terre pendant l’arc Buu. Et même certaine restent marquantes par leur rapidité (Trunks) ou par ce qu’elles racontent sur le personnage (Vegeta).

  • Ennemis sans background chez Goku adulte

Ils n’ont pas besoin de plus que ça niveau histoire, ils ont des semblants de plans et d’idéaux et ça me suffit. Mais c’est vrai qu’hormis pour leur efficacité, ils ne sont pas les plus marquants des nekkestu que j’ai pu lire. Rien que dans Dragon Ball, je préfère ceux qui se sont remis en question car n’était pas spécialement méchant mais avait juste un objectif différent de Goku.

  • Le manichéisme

Oui je l’avoue, les méchants ne sont absolument pas nuancés et représentent le mal absolu mais il faut bien ça pour faire face à la pureté absolue. Et c’est pour ça, qu’au milieu de tout ça, il y a des personnages plus nuancés qui alternent entre bien et mal ou qui sont indécis.

  • Les tournois

J’en ai déjà parlé au deuxième point du deuxième paragraphe de cet article. Je trouve que les tournois font sens dans cet univers pour le relief qu’il lui donne en rajoutant des lignes de personnages qui n’ont enfin rien à voir avec celles de Goku et ses amis. En plus de ça, ils permettent des beaux bilans sur les changements des personnages ou les changements eux-mêmes.

  • Pas de vrais continuité entre les arcs

Pour tout ce qui est prévu (genre jusqu’à la fin de Piccolo) tout est bien relié et construit. Et forcément, Toriyama est obligé de ne se baser que sur quelques éléments en suspens pour lancer les arcs suivants qui sont donc rajoutés. Alors, évidemment les liens ne sont pas parfait mais la colle fonctionne très bien chez moi.

  • Les power up permanents qui finissent même par être à un niveau horrible à l’arc Buu

Bien qu’ils soient moins bien trouvés et moins construits après Piccolo vaincu, il ne me semble pas incohérent d’avoir accès à plusieurs systèmes pour augmenter sa puissance. En effet, juste une à deux catégories de méthodes par espèces suffisent pour qu’il paraisse y en avoir trop. Mais je ne vais sûrement pas me plaindre de l’idée devoir plusieurs espèces donnantdeu relief à l’univers. Et même si elles paraissent terrible parfois, elles racontent encore beaucoup. Par exemple la fusion qui montre que même en étant l’orgueil incarné on peut l’utiliser.

  • Dragon Ball adulte creux, des jolis combats mais plus d’univers ni de développement autre que pour mener au combat suivant. Et ce avec des antagonistes et une construction d’histoire bien proche.

C’est terriblement sévère comme reproche alors qu’il suffit de se dire l’inverse, que les combats mènent au développement suivant. Non, plus sérieusement, l’arc saiyen colle un peu à cet avis puisqu’il s’agit du premier adversaire à la force cosmique à présenter. Et quand bien même, il reste les débuts de la relation entre Gohan et Piccolo qui est intéressante, les choix de Goku quant à ses origines et la vraie fierté saiyenne. L’arc Freezer présente clairement autre chose : le jeu de cerveau entre Freezer, Vegeta et les terriens quant à la possession est excellent, livre de bons moments de tensions et qui tient tout du long et la mise en danger d’une espèce et d’une planète toute entière. Ensuite vient l’arc Cell qui contient des prémices de réflexion sur la volonté de robots sans maître, une bonne construction de tension sur le fait d’aspirer les cyborg, Krillin bien mit en avant par rapport à C18, la relation entre Vegeta et son fils. Enfin, l’arc Buu contient la nouvelle génération et sa construction encore fébrile, les derniers développements de Vegeta où il doit récupérer une dernière fois ses instincts saiyenne pour les abandonner une bonne fois pour toute et surtout la relation entre Satan et Buu. Peut-être que la construction est trop proche et qu’il s’agit d’un manque à gagner mais l’oeuvre fonctionne déjà très bien comme ça.

Bref, Dragon Ball est une œuvre importante à mes yeux comme à ceux de l’industrie des mangas. L’oeuvre n’est évidemment pas dénuée de défauts mais elle est pour moi un exemple de story teling et de construction de moments qui restent gravés sous nos paupières. Je pense que je pourrais m’y replonger encore quelques fois sans aucun soucis avant de perdre en envie et en plaisir. Je suis vraiment content que la série se soit à nouveau trouvé une place sur mes étagères. Ainsi s’achève mon article sur les aventures de Goku et ses amis. Et si à l’avenir il y a des mangas qui me déçoivent, elles les rattraperont courageusement ! Ca ira ! Il y aura toujours Dragon Ball.

Note : 5 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article. On se retrouve dans 2 jours pour conclure en beauté ce mois de juin, et il y en a des choses à dire avant d’attaquer le mois de juillet déjà. Il n’est pas impossible qu’on retrouve un jour Goku et ses amis dans cette émission si Dragon Ball Super finit par se faire une place sur mes étagères.Je vous donne rendez-vous le mois prochain pour un nouvel article de cette émission et découvrir à nouveau ce qu’il y a DANS MA MANGATHÈQUE. À la prochaine, Komorebi out !

⭐⭐⭐⭐⭐Assassination Classroom
Naruto
Rudolf Turkey
Dragon Ball
Bakuman
Bestiarius
Soul Eater
⭐⭐⭐⭐Death note
Prophecy
Black Torch
Area D
Fairy Tail
Kid I Luck
Hideout
All you need is kill
⭐⭐⭐King’s game extreme
Jackals
School Judgement
King’s game origin
Judge
Deadman Wonderland
Le protectorat de l’ombrelle
Un monde formidable
Freaks
⭐⭐King’s Game
Doubt

Écrit du 22 mai 14h32 au 26 mai 15h25.