Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi pour parler de la deuxième partie de la première saison (c’est long à écrire) d’une série dont je ne vous ai jamais parlé mais que je trouve très agréable. Aujourd’hui au programme c’est Désenchantée partie 2 (plus court comme ça). N’hésitez pas à me partager votre avis sur cette œuvre, j’en discuterai avec plaisir. Bref, qu’est-ce que c’est et qu’en ai-je pensé ? C’est parti !


Désenchantée saison 1 partie 2
Matt Groening
10 épisodes de 25-36 minutes
20 septembre 2019

Pleine de fougue, la princesse Bean traverse l’enfer pour sauver un ami, prend connaissance du destin mystique qui l’attend et aide à reconstruire le royaume de son père.

Synopsis

Mon avis : Déjà, je vais faire un petit point sur l’affectif que j’ai avec les œuvres de Matt Groening. Je supporte de regarder les Simpsons mais je n’y suis pas vraiment attaché et je ne trouve pas ça spécialement drôle, dommage pour une série comique. Peut-être qu’en découvrant les premières saisons, qui sont bien plus reconnues pour leurs qualités, mon avis évoluerait un peu d’ailleurs. Ensuite vient Futurama que j’apprécie déjà bien plus pour l’utilisation de personnage qu’on pourrait presque qualifier de raté pour servir un fil rouge même si je n’ai jamais pris le temps de regarder la série dans son intégralité. Alors quand j’ai découvert l’arrivée de cette série et son lien plus étroit avec Futurama qu’avec les Simpson, je me suis jeté dessus sans hésitations. Étant un grand frerejuste exceptionnel, j’ai partagé mon visionnage avec mon petit frère (ainsi qu’une chaine YouTube), ce qui a encore plus renforcé mon affect lors de ma découverte de cette saison. Et voilà pourquoi je parle de cette partie huit mois après sa sortie, entre le rythme de la rentrée à prendre, Netflix a retrouver et du temps libre à deux, voilà que le confinement nous a aidé pour les trois points. Trêves d’introduction, qu’ai-je pensé de cette deuxième saison ?

J’ai pris tellement de notes pendant mon visionnage, j’ai un peu peur de me décevoir en enlevant des éléments que j’ai apprécié mais il y en a tellement qu’il va falloir trouver un compromis entre toutes ces informations et le plaisir d’écriture/ de lecture. L’histoire se suivant bien, je pense faire des minis chroniques sur chacun des épisodes avant de tirer une conclusion globale. J’espère que ça vous va parcequ’on est parti avec le premier épisode.

1. La Désenchanteresse

La première partie s’était terminée sur un sacré coup dur pour nos trois héros et on le sent bien dans cet épisode qui est très dans la noirceur et la tristesse. Voilà que Bean découvre plus sa famille et ses origines et en est bien contente à la base. Pourtant, comme on lui cache une prophétie la concernant et qu’on souhaite l’utiliser sans la prevenir, elle se sent obliger de fuir. En effet, elle ne veut absolument plus ressembler à sa mère et ne souhaite donc pas la tuer. Même si l’humour de la série est assez cynique et noir, fonctionnant surtout sur les défauts flagrants des personnages, j’en suis un grand aficionado. Le personnage de Jerry, le garde un peu limité, apporte beaucoup à l’épisode et à Bean pendant ses questionnements sur la folie qui l’atteint possiblement. Zog aussi apporte beaucoup par le fait d’être coincé seul à Dreamland alors qu’il n’est pas forcément très doué. Un excellent départ de saison qui comme la première partie ne possède que des personnages bourrés de failles et que j’adore. Maintenant directement enfer pour Bean, Elfo et Luci afin de se retrouver.

2. La Descente aux enfers

Bordel, quel épisode celui-là ! Le postulat de départ est debilement drôle : Elfo doit parjurer devant Dieu pour être envoyer aux enfers. J’ai trouvé ses différents essais hilarants. Zog croise son premier être vivant pendant ce temps mais tombe juste sur le roi cochon donc ça n’avance pas bien et montre bien la qualité exceptionnelle des souverains. Mais surtout, le passage aux enfers possède de sacrées idées visuelles pour montrer la folie de ce monde. En plus d’un humour sur la détresse des personnages particulièrement bien senti, nous avons le droit au règlement de comptes passionant entre Bean et Elfo puisqu’il apprend les circonstances de sa non résurrection. Et grâce à la Malice hypnotisante de Luci, les voilà tous dehors en pleine forme. Beaucoup de bonnes idées visuelles, humoristiques et scénaristiques, j’adore cet épisode.

3. Le rêve

Voilà que nos trois héros qui ne s’entendent toujours pas très bien sont de retour à Dreamland et sont absolument mal accueillis par Zog. De son côté, Oona, la deuxième femme de Zog se retrouve sur un bateau pirate qui a pour capitaine le premier elfe à s’être enfui. Elle vient donc attaquer Dreamland, ce qui permet à Bean de récupérer un peu de la confiance de son père. Ils essayent de récupérer le capitaine pour son sang pour dépétrifier tout le monde. Mais c’est grâce au discours de Bean qui gère vraiment les qualités des autres que le capitaine part convaincre Elfwood de donner leur sang. Et donc voilà Dreamland sauvé et Oona capitaine d’un bateau pirate indépendant. Toujours des personnages bien brisés dans des actions ridicules la plupart du temps mais j’adore vraiment cette ambiance de loose qui fonctionne un minimum au final.

4. Le cœur solitaire est un chasseur

L’image de la mère de Bean pèse encore beaucoup sur l’épisode et j’adore vraiment cette puissance qu’elle peut dégager juste par son allusion. De ce fait, Zog fait croire qu’il gère bien tout seul mais se jette dans les bras de sa troisième femme. J’adore leurs histoires à tous les deux. Zog tombe amoureux que des femmes étranges. Tandis que sa femme ours a un sacré développement, notamment que Zog veut faire disparaître qui elle est pour pouvoir la garder. Bon, cette histoire ne fait pas avancer grand chose, c’est sûrement le gros défaut de Désenchantée, mais elle reste intéressante et drôle à voir. Mais pendant ce temps, la relation entre Elfo et Luci évolue grâce à une fille et c’est hilarant et Bean est toujours marquée par le fantôme de sa mère. Bref, je ne me suis pas ennuyé mais c’est l’épisode où il se passe le moins de choses au niveau du fil rouge donc attention.

5. Nos corps, nos elfes

Oh yes, bien mieux que le précédent. Le jour de nettoyage à Dreamland rend tous les elfes malades. Les voilà donc en quarantaine (j’ai regardé ça au bon moment tiens). Les trois héros partent chercher les magigroseilles chez les ogres pour les sauver. Les elfes me font mourir de rire à être aussi relous. Wade qui les accompagne est l’exemple parfait de l’aventurier jusqu’à ce que ses failles apparaissent et le rendent mémorables. Grâce à la propre force des ogres, ils arrivent à les piéger et à récupérer le fruit. Ils arrivent alors à sauver tout le monde et on peut se dire que l’épisode n’a eu aucune incidence. Mais cette aventure en tête-à-tête entre Bean et Elfo a bien aidé la reconstruction de leur relation. Et pendant ce temps, Papa Elfo trouve sa « mort » et annonce à son fils avoir tué sa femme, quelle famille. Donc, un épisode tout à fait honnête, j’aime toujours autant cette ambiance de ratés- réussis qui fonctionnent pas et dont les personnages sont passionnants.

6. L’Arnaque Dreamland

Oh que j’ai adoré cet épisode encore une fois. Bean et les elfes veulent se révolter contre Zog qui n’a pas appris grand chose de son temps seul. Ainsi, une superbe équipe d’elfes du cirque part en mission de vol du trésor royale avec Elfo et Bean. Ces deux derniers sont font évidemment piéger et doubler. Les elfes ont réussis leur coup et se barrent. Heureusement Luci est toujours aussi malin pour sauver les situations. D’ailleurs, les elfes ont été invités à cause des failles de Zog qui préfère voir un cirque plutôt que parler à ses enfants. Finalement Zog arrive à tirer le beau rôle en rendant le trésor royal constitué uniquement d’impôts. Pas mal d’aventure, des nouveautés et d’excellentes idées de développement des personnages toujours aussi faillibles et donc passionnants et drôles.

7. L’Étreinte gluante de l’amour

Passionnant cet épisode car on prend enfin le temps de s’intéresser à Dereck, le demi-frère de Bean. Mais c’est plutôt logique qu’il ne soit important que dans un épisode sur vingt, ça correspond bien à comment le perçoivent les autres. Il apporte un parallèle super intéressant avec Bean qui le déteste pour sa place et le fait qu’il puisse faire tout ce qu’il veut. Le problème et le synopsis de cet épisode, c’est que lui se sent seul et veut se tuer. C’est alors qu’il tombe sur un poulpe géant avec qui il se lie d’amitié. Finalement, celui-ci veut le garder rien que pour lui et c’est en le sauvant que Bean et Dereck finissent par créer une belle relation, c’est excellent ! Et pendant ce temps, on a une petite histoire d’humour sans conséquences avec Zog qui veut attraper la goutte grâce à Luci pour devenir un « vrai » roi. Toujours un mélange que j’apprécie fortement alors que tout paraît si ridicule, quel enchantement. Plus que trois épisodes et l’histoire n’a pas évolué tant que ça mais j’adore !

8. La Première Jeune Première

Bean est toujours hantée par sa mère et n’a aucune oreille attentive pour en parler. Elle décide donc de devenir écrivaine de pièces de théâtre pour se libérer. Étant une femme, elle ne peut pas entrer au théâtre et se fait voler sa pièce par le roi cochon qui la gâche entièrement et ce devant Zog. Il lui en veut mais tombe sur elle en train de raconter son histoire là où elle avait écrit la pièce. Ainsi, tous les personnages sont libérés de leurs poids et peuvent à nouveau aller de l’avant. J’apprécie tout particulièrement les monologues de Bean qui sont toujours lourds de sens. Bref, un épisode encore une fois réussi et très beau. Comme quoi, un ensemble de pièces dysfonctionnelles peut créer une machine marchant de manière fantastique. Plus que deux épisodes, au secours !

9. La Princesse électrique

Un dragon attaque Dreamland et le pouvoir en place ne veut même pas écouter, en voilà une belle critique. Bean s’en occupe donc seule et découvre qu’il s’agissait d’une machine technologique contrôlée par un homme de science. Le voilà en prison car personne ne le croit. Heureusement pour lui, il arrive à convaincre Bean de le libérer et l’amener avec lui dans son « monde ». J’adore le fait qu’elle donne le vrai nom des inventions mais que l’homme de science non. Bref, après un abandon, une découverte de ce pays si agréable, elle apprend que le but d’Oswald et de Steamaland était de destituer Zog. Bean prend les choses en main et fonce le prévenir sauf qu’elle effraie tout le monde sauf son père et doit affronter les chevaliers. Se faisant, elle se fait piéger et tire sur son père. De leur côté, Luci et Elfo tentent une cohabitation hilarante. Un épisode lourd d’avancée pour le fil rouge de la saison avec de belles découvertes, un beau voyage et un questionnement pour Bean qui aurait encore pu trouver sa place. Plus qu’un épisode !

10. La Chute de Tiabeanie

Odval le conseiller profite de cet accident pour tenter de prendre le pouvoir de force avec Zog blessé, Bean criminelle et Dereck un poil limité. Dereck pose des questions à son père sur la justice et c’est plutôt drôle. Bean au tribunal avec Elfo et Luci en tant qu’avocats. Même s’il y a plein de beaux discours, Bean ne s’en tire que de justesse avec une simple exécution par les flammes car est jugée comme une sorcière. Avant, elle a droit à une nouvelle très belle scène avec son père. Les trois héros sont sur le point d’être mis à mort mais entre l’amour et le sens de la justice que développe Dereck et le retour sur ce qu’il s’est passé dans la saison, Dereck refuse. Odval est sur le point de le faire quand même mais le sol s’écroule. Bean se retrouve alors devant une tripotée d’elfes flippants et devant sa mère. Bon, encore et toujours une sacrée réussite avec des personnages dérangés et brisés qui me font furieusement rire et dont les aventures me passionnent malgré leur banalité ou leur utilité parfois limité. Voilà une deuxième partie de saison 1 que j’ai trouvé excellente et j’attends donc beaucoup de mes prochaines aventures à Dreamland qui me font passer un bon moment avec mon frère.

Note : 4 sur 5.

Mon petit frère a d’ailleurs mis la même note même s’il n’a pas réellement voulu m’en dire plus sur son avis. Si vous me le demandez, j’irais l’interviewer pour vous.


Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article. Voilà que les deux me tiennent spécialement à cœur mainteant. Je vous donne rendez-vous dans deux jours pour la sixième double Komoritique manga et on quitte enfin les Shojo pour s’attaquer … aux comédies romantiques. À la prochaine. Merci beaucoup, c’était Komorebi !