Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi. On attendant les prochains articles series sur des nouvelles saisons qui s’étaient bien fait attendre et qui arrivent prochainement avec How to get away with murder, La casa de Papel, Paradise Police, Désenchantée et Bojack Horseman dans les prochains mois, je vous propose de découvrir mes séries préférées. La dernière fois, je vous avais présenté les raisons de mon amour pour How to get away with murder dont vous pouvez retrouver la Komoritique ici. Aujourd’hui, nous nous attaquons à ma deuxième série préférée, Sherlock. Celui de la BBC bien évidemment. Trêve de plaisanterie, les enquêtes nous attendent, c’est parti !


De quoi ça parle ?

Sherlock (BBC)
4 saisons (en cours)
25 juillet 2010 – ?
Mark Gatiss/ Steven Moffat

Cette adaptation libre des romans et nouvelles d’Arthur Conan Doyle présente le célèbre duo dans un contexte contemporain. En effet la série transpose l’époque dans laquelle évoluent les deux personnages de la fin du xixe siècle au xxie siècle.

Sherlock Holmes est détective consultant et il accueille comme colocataire le docteur Watson, un ancien médecin de l’armée britannique blessé en Afghanistan. Il aide Scotland Yard à résoudre des enquêtes ardues en utilisant ses dons d’observation et de déduction associés aux technologies actuelles comme Internet ou les téléphones portables.

Synopsis

Oh yes, pour écrire cet article j’ai découvert que la saison 5 était prévue pour début 2021. Bon confinement oblige, elle sera sûrement décalée mais rien que l’idée qu’on s’en rapproche me fait extrêmement plaisir. En tout cas, j’ai adoré tout simplement les 14 épisodes composant les quatre saisons de cette belle série. Mais pourquoi marche t’elle tant sur moi ?

De véritables films

Voilà déjà ce qui a réussi à m’accrocher puisque la durée des épisodes, sans être trop long, ont la durée parfaite pour gérer l’enquête en elle-même avec ses acteurs, les tenants et aboutissants tout en faisant avancer l’eventuel fil rouge et en développant les personnages. En effet, la série a un rythme effréné qui fait qu’on ne s’ennuie pas un seul instant et qui arrive également à se poser lorsque les personnages en ont besoin.

Une bête de mise en scène

Je pense que le titre suffit largement pour comprendre ce que je veux dire puisque la série se base sur de sacrées idées lorsque le meilleur détective du monde fait tourner les rouages de sa réflexion. D’ailleurs, on peut se rendre compte que cette mise en scène sublime largement des histoires déjà bien sympathique avec le manga tiré de la série. En effet, si vous allez voir mes Komoritiques du manga ici, vous verrez clairement que j’aime beaucoup suivre ses enquêtes et les questions qu’elles nous posent mais que ce format ne rend que peu honneur à cette mise en scène qui me tient à coeur. De ce fait, le manga est bien en dessous de la série selon moi.

Les personnages, petite galerie mais grande qualité

Comme je l’ai dis dans le titre de cette partie, la série ne présente pas tellement de personnages récurrents puisqu’elle a déjà fort à faire avec ceux-ci et avec ceux liés aux enquêtes. Et pourtant, ces quelques personnages sont parfaitement réussis et évoluent bien. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous divulgacher les arcs narratifs de chacun mais juste vous présenter brièvement quelques personnages. D’ailleurs c’est à cause de la différence flagrante de galerie de personnages que j’ai bien du mal à accrocher à Elementary.

Doué d’une mémoire exceptionnelle, Sherlock est également très observateur, ce qui lui permet par déduction de résoudre les crimes et affaires qu’on lui confie. Il fait preuve de courage, d’efficacité et se montre déterminé à résoudre ses enquêtes. A ce titre, il est allé jusqu’à se fiancer avec une femme rien que pour pouvoir continuer son enquête dans le bureau du suspect. Sherlock est quelqu’un présentant un caractère particulier, un humour, qu’on pourrait qualifier de « mélodramatique ». Il est très franc, beaucoup trop franc aux yeux des gens qui l’entourent, on pourrait même le qualifier de personnage « sans-gêne ». Il est également cynique, il considère les gens comme bêtes.

C’est une personne qui a du mal à se faire des amis, et il est le premier surpris que John le considère comme son meilleur ami. Il se décrit lui-même comme un « sociopathe de haut niveau » alors que la plupart des personnes le traitent de psychopathe. Cependant, il est évoqué explicitement que Sherlock serait autiste par John Watson et Greg Lestrade

Il a été envoyé en Afghanistan en tant que médecin militaire, mais en a gardé des séquelles, à la fois des blessures et des traumatismes psychologiques. Au début, il fréquente un psychiatre, qui lui conseille notamment d’entretenir un blog pour le soigner de ses traumatismes.

Alors qu’il se balade dans un parc, il revoit un ancien ami de la fac de médecin, Mike Stamford.

Puis il rencontre Sherlock, à ce moment et comme il le dit, « sa vie bascule et change du tout au tout ».

Sherlock l’engage pour ses qualités de médecin, et sa « vision altruiste » des choses. John est impressionné par les qualités déductives de Sherlock qu’il complimente souvent dans la première saison.

John est un personnage compatissant qui se soucie beaucoup des victimes par rapport à Sherlock. Il est courageux, déterminé à aider Sherlock dans la résolution des affaires.

Important car occupant un poste mystérieux (au M.I.6) au sein du gouvernement britannique, Mycroft a des contacts avec tous les hommes politiques du monde.

Il n’apprécie pas grand monde, et dit ne pas comprendre l’humain. Il dit ne pas aimer son frère, le trouvant trop stupide. Cependant, il s’inquiète pour lui, le protège à distance, et l’aide quand Sherlock doit résoudre des affaires difficiles.

C’est lui qui lance Sherlock sur la piste d’Irène Adler, quand elle menace la sécurité du pays.

Il est d’un caractère indolent, vaniteux du fait de sa profession. Il n’appelle jamais Sherlock directement quand il veut l’aider mais passe par John Watson qui est l’intermédiaire entre eux.

Un défaut majeur mais essentiel

Je n’arriverais pas à déceler plus de points négatifs que celui-ci vu que je suis particulièrement aveugle aux défauts quand j’apprécie à ce point une œuvre. Mais je peux au moins en citer un plutôt évident : le rythme de production chaotique. Il n’y a eu que 4 saisons en 10 ans, deux de trois épisodes et deux de quatre, il n’y a pas eu de nouvelles saisons depuis 2017. Bon, si c’est ce qui permet d’atteindre toutes ces réussites pendant quatre saisons et peut-être au-delà, je prends ce rythme avec grand grand plaisir.

Toutes ces qualités 😱

J’ai déjà cité quelques qualités de l’oeuvre dans les parties précédentes et voilà une liste non exhaustive d’autres éléments que j’aime dans cette série.

Tout d’abord, le fait que les personnages importants ne sont pas en sécurité. Ils sont bien malmenés dans leurs histoires d’amour et d’amitié, ils sont bien mis à mal par Moriarty mais surtout par Ereus dans le dernier épisode en date, que je trouve tout simplement excellent.

J’aime beaucoup l’idée qu’ils ont eu de transposer les personnages et l’univers à une époque contemporaine. Et pourtant, ils n’oublient pas leurs racines comme on peut le voir dans l’épisode plutôt étrange se déroulant à la vraie époque du Sherlock Holmes de Sir Conan Doyle.

J’apprécie la façon dont on peut essayer de résoudre les affaires plus rapidement que Sherlock ou se poser des questions sur le bien-fondé ou non des actions y ayant mené comme le fait John.

J’apprécie fortement de voir évoluer constamment les relations de Sherlock qui passe de quelqu’un de bien peu ouvert à quelqu’un faisant de sacrés efforts pour eux qui lui sont chers. Autant avec Mme Hudson, leur propriétaire, qu’avec Molly, John, Moriarty, Ereus ou Mycroft.

En plus de ça, les moments d’émotions sont plutôt pas mal gérés. En même temps, comme il n’y en a pas des masses de réellement importants, il est essentiel qu’ils soient bien gérés. J’ai d’ailleurs été terriblement triste à la mort d’un des personnages au vu de son importance dans l’oeuvre.

Je ne veux pas spécialement rentrer dans les détails non plus car c’est une série qui joue quand même en bonne partie sur son intrigue et ses rebondissements puisque c’est une série policière. Bon, même on les connaissant, il reste toujours intéressant de découvrir comment on peut en arriver là et comment interagissent les personnages.

Bon, j’achève cette petite présentation ici et je file attendre la saison 5 avec impatience. Je vais d’ailleurs sûrement être déçu vu à quel point j’attends la suite. D’ailleurs, j’espère un jour m’offrir la série au format physique pour que je puisse les exposer fièrement dans mon étagère aux côtés de Broadchurch.


Note : 5 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article. Je vous donne rendez-vous dans deux jours pour découvrir le quatrième match entre deux œuvres du catalogue Kazé, encore entre deux shojos, bien plus classiques que les précédents que j’ai traité. À la prochaine, Komorebi out !