Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi dans ce nouvel article mensuel, le deuxième sur trois. Après avoir étudié en détails des couvertures et avant de revenir sur le mois écoulé, découvrons une œuvre complète. Les un an de cette émission sont à fêter aujourd’hui puisque le premier opus est apparu fin mai 2019. Et aujourd’hui, celui-ci nous rapprochera de la fin du mois d’avril. Voilà donc que le moment de découvrir une des œuvres terminées présente DANS MA MANGATHÈQUE est à nouveau venu. Au programme : Tribunal, École, Ogre rouge et Arrêt anticipé. Effectivement, l’oeuvre du jour n’est autre que School Judgement. C’est parti !


Dans un futur proche, pour enrayer les problèmes de persécutions et de châtiments corporels, le gouvernement japonais a introduit dans les programmes d’enseignement une heure de « tribunaux scolaires ». L’histoire tourne autour d’Abaku Inugami, avocat dans les tribunaux scolaires. Mais un mystère tourne autour du passé d’Inugami… Et de l’effrayant procès du sang

Synopsis de l’oeuvre

Mini fiche technique : 3 tomes écrits par Enoki Nobuaki et dessinés par Takeshi Obata et publiés entre le 04 novembre 2016 et le 04 novembre 2016 par Kana en France.

Mais que dire sur ce titre ?

Ma découverte de la série

School Judgment est à l’origine un manga dessiné et scénarisé par Enoki Nobuaki, prépublié en ligne dans le Jump Live. Takeshi Obata repère la série, la redessine et la prépublie dans le Weekly Shōnen Jump entre décembre 2014 et mai 2015. Et c’est justement à l’occasion de son arrivée dans les pages de ce magazine que je me suis intéressé à l’oeuvre. L’univers de l’œuvre rappellant PCP, manga fictif dans Bakuman, et la série de jeux vidéo Ace Attorney, j’étais bien embarqué dans l’histoire. J’ai alors acheté les trois tomes à leur sortie en France. Un peu trop tôt dailleurs puisqu’une box contenant les trois tomes existait, accompagné un livre des lois, qui est un objet important du personnage de l’oeuvre et qui aurait pu faire un super goodies. Pour écrire les lignes que vous avez sous les yeux, j’ai évidemment dû relire mes tomes. C’était d’ailleurs la quatrième fois que je voyais se dérouler cette histoire. Nous allons donc nous demander si, alors qu’il s’agit d’une œuvre d’avocats donc presque policière, elle arrive à tenir la distance face à autant de relecture.

Ce qui a tenu à la relecture

Nous sommes donc face à un enchaînement de petites affaires s’étalant chacune sur 3 ou 4 chapitres dans la classe tumultueuse que rejoint Abaku Inugami avec, en toile de fond, la découverte des secrets de son tragique passé. Et c’est là la force de la série pour moi. En effet, le fait de pouvoir découvrir les différents procès, les différents types de motivations qui peuvent exister fonctionne très bien en attendant d’apprendre la vérité sur le procès du sang.

Le fait que ce soit des enfants et qu’il n’y ai donc ni réel danger, ni réelles conséquences fonctionne bien également. Pourtant, dis comme ça, ce n’est pas forcément alléchant. Mais c’est bien parce que ces procès permettent de découvrir les différents vices qui existent aussi chez les adultes grâce au franc-parler et à la mise en exergue de ces défauts chez les enfants qu’ils sont pertinents. Ça et le fait qu’on peut quand même plus facilement en accord avec leurs actions puisqu’il n’y a pas vraiment de réelles conséquences.

Dernière bonne idée de ces petites histoires, c’est d’essayer de trouver le coupable, le mobile, le mode opératoire qui, bien que tirés par les cheveux par moment, sont suffisamment bien amené par de menus indices pour que ce petit jeu soit intéressant. La relecture n’en est d’ailleurs que plus intéressante si on se souvient des réponses puisqu’on peut ainsi se concentrer fortement sur les indices qui nous sont laissés.

Trois personnages ressortent de ma relecture. Déjà, Abaku qui est le personnage principal et dont le passe-temps favori est d’avoir le dernier mot mais qui a un gros problème pour recréer des amitiés à cause de son passé sur lequel on va revenir. Tento qui est un petite boule de bonne humeur et d’humanité qui fait vraiment plaisir à voir. D’ailleurs, il est sans doute un peu trop parfait et l’histoire se sert de ça dans les dénouements. Enfin Sarutobu, qui est aussi un survivant du procès du sang et qui permet un réel réveil de l’humanité qu’Abaku avait cachée.

Malgré les bonnes réussites des développements de personnages comme celui du procureur Pine qui passe de petite princesse trop dure et fière d’elle à petite fille capable d’aider et de demander de l’aide, ceux d’Abaku et de Tento dont les carapaces très différentes de protection face à la bêtise humaine volent en éclat, nous allons devoir basculer dans une autre partie de la chronique.

Ce qui n’a pas tenu à la relecture

Malheureusement le succès ne semble pas avoir été au rendez-vous car le Weekly Shonen Jump a déjà décidé de stopper sa prépublication.Quelques chapitres supplémentaires seront tout de même publiés sur le site du Shonen Jump Plus afin de permettre à Takeshi Obata et Enoki Nobuaki de clôturer leur série en sortant un troisième volume.

Et c’est justement de cet arrêt prématuré que découlent les problèmes de l’oeuvre. Les personnages du premier procès de ma vie d’Abaku mettent trop longtemps à faire leur apparition et ne sont donc vraiment pas développés. Et pour résoudre cette affaire, les éléments semblent plus forcés sans qu’on ai pu deviner qu’on allait aller dans cette direction. Il aurait suffit ne serait que d’un tome à mon avis pour que l’oeuvre puisse raconter son histoire de manière pertinente et pour qu’elle puisse gagner au moins une étoile dans la note qui se rapproche.

Parce que sinon, je crois bien que je n’ai pas grand chose d’autres à soulever pour venir ébrécher l’oeuvre. En effet, l’univers des procès dès l’enfance est bien justifié et prend grand sens avec sa facilité à dépeindre la nature humaine. Les personnages des deux premiers tomes sont attachants et les affaires ont toutes leurs touches originales et leurs indices pour pouvoir chercher le dénouement de celles-ci. Ainsi, j’aime beaucoup cette petite œuvre mais je suis vraiment déçu qu’elle n’ai pas réussi à trouver son public puisque la fin est bien moins au niveau et ne fait pas grand-chose du potentiel que j’avais senti monter pendant mon court voyage au sein de cette classe déjantée. Avec trois tomes, l’investissement n’est pas très grand. Je pense donc qu’il peut s’agir d’une œuvre qui vous fera passer un bon moment de manière bien surprenante. Et puis, pour s’en sortir face à la dureté de la vie, il est essentiel d’apprendre à avoir le dernier mot.

Note : 3 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article. On se retrouve dans 2 jours pour conclure en beauté ce mois d’Avril, et il y en a des choses à dire avant d’attaquer le mois de Mai. D’ailleurs, Takeshi Obata reviendra pour des prochains opus de cette emission puisqu’il me reste Bakuman et All you need is kill à vous présenter. Je vous donne rendez-vous le mois prochain pour un nouvel article de cette émission et découvrir à nouveau ce qu’il y a DANS MA MANGATHÈQUE. À la prochaine, Komorebi out !

⭐⭐⭐⭐⭐Assassination Classroom
Naruto
Rudolf Turkey
Dragon Ball
Bakuman
Bestiarius
Soul Eater
⭐⭐⭐⭐Death note
Prophecy
Black Torch
Area D
Fairy Tail
Kid I Luck
Hideout
All you need is kill
⭐⭐⭐King’s game extreme
Jackals
School Judgement
King’s game origin
Judge
Deadman Wonderland
Le protectorat de l’ombrelle
Un monde formidable
Freaks
⭐⭐King’s Game
Doubt