Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi. Aujourd’hui au programme, nous allons parler de The Promised Neverland, une œuvre que j’apprécie fortement depuis que je l’ai découvert alors qu’aucun tome n’était sorti en France. Étant donné que nous arrivons, en France, au niveau de l’introduction à l’arc narratif final de l’oeuvre, il est temps de revenir sur une critique qui se répète pas mal récemment : la baisse de qualité remarquable qu’à subit l’oeuvre depuis ses débuts. N’étant pas particulièrement en accord avec cet avis, j’ai vais essayer d’écrire un peu sur ce sujet. C’est parti !


La forme de l’œuvre

Là où nous en sommes en France au moment d’écrire ces quelques modestes lignes, nous venons de commencer le sixième arc narratif de l’oeuvre. Le plus court est celui de l’introduction et le plus long est celui de la fuite de l’orphelinat.

Arc Introduction

Voilà donc les 9 premiers chapitres de l’oeuvre, ceux qui introduisent le concept de la ferme d’élevage dans l’orphelinat ainsi que le groupe de personnages principaux. C’est effectivement bien construit et efficace au vu du jeune âge des protagonistes et de la différence de prestance très clair entre leur carrure et les épreuves qu’ils semblent avoir à surmonter.

Arc de la fuite

27 chapitres rondement menés, qui font s’enchaîner les rebondissements et les conséquences sans discontinuer. On est face à une œuvre intelligente où les adultes sont monstrueusement forts et réfléchis. Pourtant, il est vraiment agréable de voir les enfants chercher les moyens de sortir de chacune des situations improbables et insupportables qu’ils ont à surmonter. C’est rapide, c’est bien construit, l’auteur nous tend, nous attriste, nous donne envie de découvrir le monde avec les enfants.

La forêt promise

Petit arc de fuite en découvrant le monde. Je me suis réellement demandé ce que je lisais là puisque, même si les prémices de développement de l’univers, le groupe avait bien perdu en saveur. Plus que 2 personnages réellement vivants sur les 5 de l’arc précédent. Et pourtant, le sentiment de tension reste assez présent par la découverte de ce monde si hostile.

La recherche de Minerva

Nouvel arc, on s’éloigne encore plus de la tension et de l’écriture resplendissante du premier gros arc. Pourtant, j’ai un affect particulier pour celui-ci puisqu’il fait apparaître l’idée que d’autres personnes se sont déjà battus contre ce système tout en offrant un peu de repos bien mérité au récit.

Goldy Pond

Deuxième gros arc de l’oeuvre, censé justifier les arcs moins affluents qui viennent de s’enchaîner. On découvre une nouvelle facette du monde des démons et on recrée une belle forme de tension vu l’écart de puissance et de vitalité considérable entre les humains et les démons. En plus, l’auteur a le bon goût de faire apparaître un personnage avec le plus beau prénom du monde à ce moment là.

Cuvitidala

On vient de le commencer et je ne sais pas vers quoi on se dirige mais j’apprécie beaucoup le fait de découvrir une facette plus humaine du monde des démons et le côté plus psychique et retour à l’aventure.

The Promised Neverland est devenu moins bon ?

Évidemment, pour cette question tout dépend des goûts de chacun. Mais j’estime humblement que la forme de l’œuvre n’a pas aidé pour éloigner cette idée. En effet, commencer l’oeuvre par un duel psychologique sous tension faisant office de renouveau sacrément impressionnant laissé présager d’une telle œuvre tout du long.

Et pourtant, au fur et à mesure des découvertes des règles de cet univers, les arcs changent, s’enchaînent plus rapidement et représentent plus une aventure, une histoire de survie. Ainsi, nous pouvons comprendre comment fonctionne l’enchaînement des arcs avec des petits développements d’univers entre deux gros créant une bonne dose de tension. Le fait que l’auteur ne nous ai pas réellement préparé aux thèmes et aux genres de l’oeuvre joue forcément pour beaucoup de ce sentiment que beaucoup de lecteurs semblent partager.

Pour moi, par contre, je ne considère pas que le niveau ai baissé mais bien que l’oeuvre a mutée pour ressembler à ce qui était prévu. Je n’oublie pas la perfection qu’à atteint l’arc de l’orphelinat mais j’estime qu’il n’était qu’une étape de ce beau voyage qui s’est écoulé et qu’il reste à parcourir. Même si le niveau a réellement baissé et même s’il va possiblement prochainement le faire, il me tarde de découvrir les nouveaux genres et nouveaux thèmes qui nous attendent pour le grand final.

Mais en même temps, prenons une autre œuvre avec des duels psychologiques et qui a continué sur la meme voie, Death note. Est-ce que ce n’est pas pire d’aller dans la démesure et la redondance de ces affrontements plutôt que de découvrir les véritables différentes facettes que The Promised Neverland avait à offrir et avait caché.

Prenons également l’exemple d’Hunter x Hunter où chaque arc est bien différent du précédent tant sur le fond que sur le forme. On pourrait alors directement se dire que ça devient moins bon au regard de tout ce qui disparaît de l’un à l’autre. Il faut alors prendre en compte que la forme n’est pas fixe pour prendre plaisir avec tout ce qui a été rajouté. Je pense que c’est ce qu’il manque à The Promised Neverland. Après, évidemment, on peut ne pas aimer ce qui a été rajouté, mais j’ai parfois l’impression que trop de monde s’était attaché à la forme du premier arc qui n’a jamais été définitive. Ce sont les lecteurs qui ont annoncé l’oeuvre comme le nouveau Death Note, pas les auteurs. Bref attendons encore, vu que l’oeuvre arrive dans son dernier tiers on va dire et voyons quelle forme différente les auteurs peuvent amener.


Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article. Je vous donne rendez-vous dans deux jours pour parler jeux vidéos pour la première fois sur le blog et pour crier « Objection ! ». À la prochaine, Komorebi out !