Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi pour un article original et d’un tout nouveau genre. En même temps, je ne sais pas si vous avez remarqué mais nous sommes confinés depuis quelques temps. À cause de cette mission qui est la nôtre, mon nombre de découverte a diminué, j’ai donc pu rattraper et vous sortir toutes les Komoritiques possibles. Il fallait donc que je trouve quatre articles venant prendre les places du 18 au 24 avril. Nous allons donc parler de The Promised Neverland, de Game of Thrones, de How to get away with murder et de One piece. Nous allons commencer par ce dernier dans un type d’article qui reviendra sans doute vu le potentiel qu’il a. Il peut-être très intéressant si je développe bien mes arguments ou drôle si je suis plein de mauvaise foi. Ici, pour cet article qui va enfin démarrer, il s’agira d’un article sérieux puisque j’ai vraiment un problème avec l’arc de Marineford dans One Piece. C’est parti !


Problème sur sa sur-médiatisation

Dès lors qu’on parle de One Piece ou des classements des arcs préférés, Marineford revient dans les premiers. Quand on me présente l’arc Coalition de Kingdom, on me dit que c’est un peu l’arc Marineford de Kingdom. Quand j’organise un tournoi des meilleurs arcs et que je vous présente les résultats ici, devinez qui arrive en-tête !

En soi, ce n’est pas gênant qu’il soit si haut placé dans le cœur de beaucoup de pirates en ancres puisque cela ne me concerne absolument pas. Et pourtant, ne l’ayant jamais plus aimé que ça puisqu’il fait partie des arcs narratifs que j’aime le moins, le voir encore et toujours être plébiscité me pousse peu à peu vers des critiques de plus en plus acerbes. Et donc, ce qui me pose le plus de problème avec Marineford c’est d’en entendre constamment parler alors qu’il est dans la moyenne basse de ce que peut offrir l’aventure des chapeaux de paille pour moi.

Problème du rôle pivot

Ça me fait mal de devoir dire du mal de cet arc car je l’aime bien quand même mais il faut vraiment que je réfléchisse à ce qui me gêne avec lui. En effet, comme Marineford vient conclure les 61 premiers tomes de One Piece, il a fort à faire. Entre la présentation de la Marine en action et de sa haute hiérarchie, celle de l’équipage d’un des quatre empereurs, la mission de sauvetage de Ace, le pivot de Luffy quant à sa promesse de protéger ses Nakamas qu’il a fait à Water Seven, les plans de Barbe noire ainsi qu’une guerre en fait. Tout ça en seulement 31 petits chapitres ! À cause du nombre d’affrontements à faire apparaître et dont je n’ai pas nécessairement quelque chose à faire, les éléments qui m’intéressent sont coincés dans un récit trop dense qui a trop de choses à faire en bien trop peu de temps.

J’entends bien que l’arc est censé apporter une conclusion logique à de nombreuses intrigues des 57 tomes précédents et surtout des 5 précédents tout en justifiant une ellipse pour lancer la deuxième partie en douceur. Mais à choisir, je préfère largement Impel Down et son énergie constante mais tout en restant clair, lisible et simple à suivre ou le flashback de Luffy, Ace et Sabo qui développe bien les trois galopins et le village de Fuschia.

Problème de disparition

C’est encore et toujours pour les mêmes raisons mais les éléments que je trouve les plus agréables et les plus réussis dans One Piece n’ont pas la place d’apparaître à Marineford. Ah, l’esprit d’aventure où te caches tu ? Es-tu avec le vrai développement de personnage ? Parceque je ne trouve pas que ça brille particulièrement de ce côté là non plus. Les seuls changements apparaissent vers la fin, à la libération de Ace.

Problème d’enjeux

Le but de l’arc est de courir tout droit jusqu’à l’échafaud pour pouvoir libérer Ace mais n’ayant pas été développé outre mesure, je n’avais que faire du sort qui pouvait lui être réservé. D’ailleurs c’est plutôt drole de voir les lecteurs détester Akainu alors que je le trouve plutot agréable a suivre vu la puissance qu’il donne a ses convictions. Les seuls développements et caractères qu’il possède, bien que plutôt agréables et réussis, sont ceux qui mèneront à l’échec de la mission. Cette manie de confronter les adversaires qui lui déplaisent qu’importe leur niveau me plaît bien. D’ailleurs le parallèle avec Luffy qui a dû faire preuve du même caractère pour arriver jusqu’à son frère est plutôt marquant.

Problème d’échelle de puissance

En vrai, si on prend la peine d’y réfléchir cinq secondes, on peut s’avouer que Luffy n’est pas censé être là. Il y a très clairement un écart de puissance trop grand qui réduit totalement l’impact des actions des autres acteurs dans cette guerre. À mon humble avis, Marineford aurait clairement gagné à ne pas faire apparaître Luffy. Même si cette décision aurait été en désaccord avec la promesse qu’il s’est fait après sa rencontre avec Aokiji. Au final, de tout ceci, il n’en retire rien d’autre qu’un peu de sagesse faisant s’entraîner l’équipage pendant deux ans. Sauf que je maintiens, qu’il aurait pu atteindre cette même conclusion en étant plus témoin qu’acteur et en laissant respirer le récit pour que cet arc soit plus agréable à suivre. Avec une mise en retrait de Luffy, on aurait eu plus de place pour le rôle charnière de Marinford, on aurait eu une meilleure présentation de la puissance des personnages puisqu’il n’y aurait pas eu à le faire survivre et que Luffy aurait compris qu’il faudrait s’améliorer pour pouvoir espérer faire face à de tels monstres.

Problème pour l’avenir

Et donc, vu le sentiment très étrange que je ressens envers cet arc narratif, j’ai peur pour la dernière partie de l’arc du pays des Wa et pour la guerre encore plus grande que semble préparer Eichiiro Oda. J’ai confiance en l’auteur vu qu’il n’y a pas un seul arc que je trouve être proche du moyen mais je reste quand même peu rassuré quant à sa capacité à traiter autant de personnages en même temps et à partager le temps d’exposition entre affrontements et développements.


Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur ce type d’article. J’ai quelques autres idées sur lesquelles écrire pour d’autres « mon problème avec » et il me tarde de partager avec vous ces légers coups de gueule. Je vous donne rendez-vous dans deux jours pour essayer d’apporter une réflexion sur The Promised Neverland et sur sa possible perte en qualité. À la prochaine, Komorebi out !