Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi pour la troisième et dernière critique manga du confinement. En effet, après Les legendaires Saga et Edens Zero, les derniers mangas reçus pendant cette période de confinement découlent de mon abonnement Kingdom. À partir du prochain article qui pointera la bout de son nez dans deux jours, je testerai donc des concepts sans base précise et ça va peut-être l’occasion d’amener le blog vers de nouveaux horizons. En attendant, on enfile son armure et on se prépare pour partir en guerre aux côtés des tomes 39 à 42 de Kingdom. C’est parti !

Tomes 34 à 38


Alors que la cérémonie de couronnement suit son cours, l’armée des insurgés partie de l’État de Ai vient frapper de ses griffes la capitale de Qin. Le destin du roi Ei Sei dépend désormais de ce que parviendra à faire l’unité Hi Shin. Contre toute attente, un homme dans l’assemblée se lève et annonce son ralliement… Pour quelles conséquences ?! (Tome 39)

Tandis que le roi et le Grand Chancelier discutent du « monde sous les cieux » et débattent de leur manière mutuelle de régir, Shouheikun et ses troupes se rendent à vive allure vers Kanyou menacée par les insurgés. Alors que Ei Sei, Ryo Fui et la reine-mère, réunis, se livrent leurs quatre vérités, l’ultime bataille pour l’unification de l’État de Qin arrive à son terme… !! (Tome 40)

Après être parvenu à pacifier la situation intérieure de l’État de Qin, Ei Sei et Shin sont plus que jamais déterminés à concrétiser leurs rêves mutuels. Au même moment surviennent des évènements suffisamment importants pour ébranler le grand État de Chu… Mais quelle est donc l’étonnante armée alliée à laquelle l’unité Hi Shin, qui a reçu l’ordre de progresser vers l’État de Zhao, va-t-elle servir de renforts… ?! (Tome 41)

Les hostilités ont débuté entre l’armée de Kanki et les forces de l’État de Zhao. L’issue de la bataille, qui se déroule sur une zone d’une largeur peu ordinaire, se joue sur la capacité d’un des deux camps à s’approprier les collines de Kokuyou. Les commandants en chef des deux armées, Kanki et Keisha, rivalisent d’adresse et d’ingéniosité pour l’emporter. Pendant ce temps, l’unité Hi Shin, qui a subi une attaque surprise sitôt la bataille commencée, se trouve confrontée à une nouvelle et terrible épreuve… !! (Tome 42)

Synopsis

Quand les insurgés investissent Kanyou.

Nous nous étions laissés au milieu de l’arc du couronnement de Ei Sei qui était mis en danger par une insurrection du nouveau pays créé par la reine mère et par Rou Ai même si tout était en réalité contrôlé par Ryo Fui. Pendant, ce temps Shin, accompagné d’une partie de ses troupes à été mis au courant des plans du chancelier et vient essayer d’arrêter tout ça.

Et nous voilà face à un tome vraiment excellent de Kingdom, bien meilleur que la plupart de ceux de l’arc de la Coalition. En effet, nous avons l’honneur de découvrir une nouvelle façon de faire la guerre dans un premier temps. Il s’agit de l’apparition des batailles maritimes. C’est à dire que nous avions les troupes de Qin qui traversaient un fleuve en barque pour se rapprocher de la capitale Kanyou. Cependant, les troupes alliées du chancelier étaient placées sur la rive et constituaient un sacré mur à surpasser. Et pourtant, malgré les conditions nouvelles et défavorables, le groupe de Shin s’en est habilement sorti grâce aux idées brillantes de Ten qui affluent.

Sautons une partie sur laquelle nous reviendrons ultérieurement pour continuer de suivre le parcours de Shin et de ses troupes. Nous reviendrons également sur les troupes qui sont venus les aider ainsi que sur l’émetteur du message qui les a prévenu. En attendant, notre armée file défendre la capitale qui est vraiment mise à feu et à sang. Ne constatant la présence d’aucun général adverse, leur avancée n’est pas réellement passionnante. Pourtant, comme le Harem est présent à la capitale, la mission est de protéger l’entourage du roi et notamment sa descendance. Voilà la partie intéressante du parcours de Shin puisqu’il est vraiment prêt à retourner ciel et terre pour éviter de revivre l’échec qui a coûté la vie de Sei Kyou précédemment.

Nous pouvons donc revenir sur les 10 000 soldats présents pour aider l’unité Hi Shin et qu’Ei Sei avait réussi, malgré leur nombre, a cacher aux multiples yeux de son chancelier. Voilà donc une autre réussite de ce tome, le traitement de Sei qui prend toujours sont rôle de roi très au sérieux et qui le réussit bien.

Ensuite, revenons sur l’émetteur du message qui a permis de contenir toute cette situation. C’est juste quand le tome l’a expliqué que j’ai compris qui était Shouheikun et l’importance que prenait donc ce message. En effet, voilà que Ryo Fui perd un de ses quatre bras droits devant absolument toutes les têtes pensantes du royaume de Qin. Pourtant, malgré cette déconvenue, celui-ci ne pert pas la face et devient le plus gros point fort de ce trente-neuvième volume.

Et c’est là que nous arrivons à la dernière partie de mon avis sur ce tome. En effet, tout ce qu’il me reste à traiter est le fabuleux développement du personnage du chancelier Ryo Fui. Celui-ci est tellement sûr de lui et de ses idées qu’on ne peut que rester bouche bée et tomber d’accord avec lui. C’est d’ailleurs ce qu’il se passe presque lors de sa discussion en face à face, d’égal à égal avec Ei Sei. Les deux prétendants au trône pour le lendemain, devant les yeux d’une poignée de personnages importants, discutent de ce que c’est que d’être un roi, de devoir unifier la Chine, de la nature humaine. Cette discussion est vraiment prenante. Ryo Fui a une vision bien à lui en vue de son parcours atypiques et il arrive à être vraiment persuasif autant sur ses ambitions que sur sa psyché. Mais Ei Sei arrive à rétorquer juste dans le dernier chapitre grâce au flashback qui nous était compté dans le tome 8 si je ne m’abuse. Mais malgré cette dualité vraiment intéressante, le parcours de l’un des deux s’arrêtera avant le lendemain, dans le prochain tome.


Le jour où se joua le destin de Qin.

On reprend directement sur la discussion mentionnée plus tôt entre Ei Sei et Ryo Fui. Maintenant que c’est au tour du roi légitime de reconter sa version de la royauté, de l’unification et de la nature humaine, le niveau de la discussion baisse un peu à mon goût au niveau de la persuasion. Et pourtant, ses idées sont tout de même meilleures car elles prennent vraiment en compte les trois périodes que sont le passé, le présent et l’avenir.

De toute façon, comme la discussion ne mène à rien dans leur univers contrairement à dans le notre, le sort de Qin va se jouer uniquement sur le plan militaire à Kanyou. Nous retrouvons donc Shin en action bien qu’il ne soit pas très présent. En effet, nous le voyons juste sortir de bien jolies phrases devant la reine, son amie et la princesse après les avoir sauvées de justesse. Le gros de la bataille vient du côté stratégique qui est apporté par le personnage de Shouheikun qui est vraiment un atout de poids pour le camp de Seu alors qu’il aurait pu être un sacré antagoniste. Heureusement, celui-ci peut également compter sur le niveau remarquable de ses alliés et élèves, notamment de la part de Ten. La stratégie est alors très agréable à suivre et l’armée des insurgés subit une défaite cuisante. Nous nou sentons au final exactement comme Shin, nous comptons sur Shouheikun.

Mais mes passages préférés reviennent bien en faveur des personnages bien bien secondaires. Premièrement, je tiens à mentionner le passage où la reine, sa fille, son ami et un eunuque essayent de s’en sortir tous seuls. Il est vraiment appréciable à chaque fois de voir preuve d’autant de force ou de courage là où on l’attend pas du tout. C’est exactement ça qui m’avait plu à l’apparition du personnage de Rou Ai qui était « à la tête » de l’insurrection. Celui-ci clôture déjà son parcours par une fin pleine d’émotions en face de la reine mère où il prend ses responsabilités et constatent ses échecs. Terrible !

Et ce sont ces mêmes sentiments qui donnent bien du relief à la reine mère car son passage avec Rou Ai est la seule chose positive qu’elle retiendra de sa vie. C’est d’ailleurs horrible d’oser dire ça devant son enfant qui a ton destin entre ses mains mais reste parfaitement bien expliqué et utilisé. Ce qui aura donc le plus changer avec cette guerre intestine, c’est la relation entre Ei Sei et sa mère qui vient trouver un sublime compromis dans les dernières pages qui promettent beaucoup sur le bien que peut faire le nouveau roi pour son peuple.

Et c’est ainsi, selon Yasuhisa Hara, que Kingdom vient d’achever sa première partie qui peut-être nommée « Guerre interne de Qin ». Ainsi, maintenant que les grosses intrigues du pays se sont conclues, nous allons réellement pouvoir suivre les chemins croisés de Sei et de Shin jusqu’à leur rêve respectif. Après 40 tomes bien complet, traitant de très nombreux sujets et présentant de bien nombreux personnages avec seulement quelques faux pas plutôt légers, jai plutôt hâte d’assister à la réunification. J’espère vraiment que le développement des personnages et que le côté politique ne seront pas pour autant laissés pour mort sur le champ de bataille. C’est ce que nous allons pouvoir vérifier avec le premier tome de cette seconde partie.


Un grand pas vers la conquête de la Chine.

Je ne comprends pas, je viens d’avoir du mal à me lancer dans l’écriture de la partie de cette chronique concentrée sur le tome 41. Effectivement, je l’ai moins aimé que les précédents, mais c’est normal et ça ne justifie pas ça. Mais bref, revenons plutôt sur ce qu’il contient.

La première partie de l’oeuvre trouve vraiment son chapitre final en début de volume et lance des éléments très intéressants. Voilà donc les plans sur la comète des deux héros avec le plan d’unification et sa durée maximale autorisée ainsi que la présentation des candidats les plus sérieux au poste de futurs grands Généraux. Pouvoir se projeter ainsi sur les futures aventures et les futurs tomes est bien agréable.

Ensuite, en très gros point positif du volume, nous avons un point bien complet sur la situation géopolitique de l’état de Chu. Nous découvrons ainsi les problèmes liés à la lignée royale ainsi que les deux premiers ministres originaux et surprenants de l’état. Ainsi, le pays passe d’un lieu en détresse totale sans couronne pour les gouverner à nouvelle puissance autant politique que militaire.

Ces remous mondiaux changent les plans du pays que nous suivons, Qin, puisque l’identité de sa première victime est déplacée vers l’état de Zhao. Là-bas nous auront le plaisir de suivre tout autant Kanki que Shin dans la première bataille.

Ainsi, c’est avec plaisir que nous pouvons découvrir l’horrible façon de fonctionner ainsi que la dangerosité des troupes de Kanki. Je n’arrive vraiment pas à m’attacher à ce général pour le moment. Même s’il s’en sort bien niveau stratégique et que son charisme n’est plus à prouver suite au réflexe de défense qu’a instinctivement Shin en le voyant, je n’arrive pas à le suivre psychologiquement et n’arrive donc pas à créer des liens avec lui.

Nous suivons donc une bataille originale par son contexte, par le terrain où elle se déroule et par le découpage entre troupe de Shin et troupe de Kanki au travers des yeux de Bihei. Je n’ai pas grand chose à dire sur cette bataille non plus puisqu’il s’agit d’un élément bien commun de la série et qui devient de plus en plus difficile à analyser.

Je vais juste retenir que pour l’instant, il me tarde de voir jusqu’où sera capable d’aller Kanki pour affronter son général adverse actuel. Mais surtout, je retiens l’échec cuisant de l’unité Hi Shin qui jouait pourtant un rôle bien précis et crucial dont la conquête des cinq collines de la zone.

En Somme, ce n’est clairement pas le tome que je retiendrai de cet envoi même s’il est aussi au niveau des 5 étoiles. J’ai vraiment adoré les dernières bribes de conclusion de la première partie et le côté politique à Chu. Le reste n’est pas mauvais, mais n’est qu’un conflit de plus, qui malgré ses bonnes idées, n’atteindra que difficilement des passages politiques.


Élaborer une stratégie à plusieurs niveaux et en récolter les fruits.

Bon, il s’agit d’un tome rondement mené mais comme pour mon visionnage de Game of Thrones, les séquences de batailles, qu’importent leur qualité, seront toujours beaucoup moins agréables à suivre que les discussions ou la partie politique.

Heureusement, on peut compter sur Yasuhisa Hara pour nous servir, après déjà une bonne dizaine de guerres différentes des situations et des contextes inédits qui sont toujours agréables à découvrir. Ainsi, c’est avec la lourde tâche de rattraper leurs erreurs et défaites du premier jour que l’unité Hi Shin doit briller en ce second jour sous peine de voir la vie de ses membres bien écourtée. Pour pouvoir créer leur ligne de front au bon endroit, ceux-ci doivent traverser une rivière derrière laquelle les attends sur la rive opposée. Cette situation est vraiment semblable à celle servie dans le tome 39 mais développé ici bien des éléments intéressants.

Déjà, nous avons un beau passage pour Ten qui crée un plan vraiment insensé en 6 ou 7 étapes qui ne pouvait être réussi que par l’unité Hi Shin. La voir réussir à créer un tel plan après avoir appris que son maître pense ce genre de traversée impossible est encore plus impressionnant quant au grand futur qui l’attend. Et ce plan insensé, a un personnage vraiment surprenant en clef de voûte : le lieutenant En. Et c’est justement dans les moments de surprises comme ça, où le personnages effacés dévoilent leur valeur et leurs qualités que je trouve ça passionnant et merveilleusement bien écrit. Quelle puissance mentale et quelle droiture qui m’attache bien plus à ce personnage effacé alors qu’il est présent depuis le début.

Le reste est bien plus oubliable même s’il est intéressant de voir Kyoukai un peu trop sûre d’elle et de ses capacités d’infiltration. Même si celles-ci fonctionnent bien, la voilà en grand danger. Pourtant, je n’ai pas grand chose à retenir de ce passage en dehors du fait qu’elle soit prête à prendre tous les risques qu’il faut si c’est pour l’unité.

Ensuite, nous avons du développement pour les troupes de Kanki qui jouent sur leurs origines de bandits pour justifier leur folle capacité à la fuite et à leur réorganisation quand ils sont en danger. C’est pas la folie non plus, mais c’est original et ça monte petit à petit. J’ai donc bien hâte de voir tout ce qu’on connaîtra sur eux à la fin de la bataille.

Bataille qui arrive au moment charnière d’ailleurs puisque la bataille pour la colline centrale a commencé et le duel est plutôt équilibré. Et, même si l’apparition des généraux ennemis commence à faire tourner la guerre en la défaveur de Qin, je n’ai pas réellement de doutes sur qui pourra aider à retourner la situation.

En Somme, bien loin du niveau des tomes 39 et 40, ce tome 42 était tout de même une belle réussite. Le passage de la rivière et son développement des personnages de En et de Ten sont les éléments que je retiendrai de ce volume et qui seront sûrement gravés dans ma mémoire pendant quelques temps.


Bilan

Quel envoi ! Encore une fois ! Quelle oeuvre rondement menée ! On commence sur les chapeaux de roues avec deux tomes bien politiques et qui racontent beaucoup sur la royauté, l’unification, l’humanité et sur Ryo Fui. Un arc qui a de sacrées conséquences sur des personnages pourtant foncièrement humain. Clap de fin parfait pour la première partie avec un regard plongé vers l’avenir. Deux tomes suivants bien moins bon puisque les nombreuses scènes de bataille limite les développements possibles. Mais ceux qui sont quand même présents, en quantité non négligeable, sont encore et toujours bien réussis et continuent de prouver la qualité constante de Kingdom. Et vous, vous la sentez la lumière qui brille au fond de chacun d’entre-nous ?

Note : 5 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article. Nous pourrons retrouver la suite des aventures de Kingdom le 20 juin en temps normal. Je vous donne rendez-vous dans deux jours pour . À la prochaine, Komorebi out !