Bonjour à tous et bienvenue sur cette double chronique centrée sur les sorties qui m’intéressaient en Mars chez Pika Edition. Entre voyage intimiste près de robots racontant beaucoup sur l’humanité et voyage dans l’espace, le programme est mitigé. En effet, Origin s’en sort haut la main avec chacun de ses tomes, tandis qu’Edens Zero crache ses poumons pour avancer simplement. C’est assez drôle que ces deux oeuvres sortent leur tome 8 en même temps dans nos contrées, le fait de traiter les deux en même temps n’en sera que plus pertinent. C’est parti !

J’en profite pour vous partager les avis de l’Apprenti Otaku sur le tome de Boichi. Bonne lecture !

Tome précédent d’Origin

Tome précédent d’Edens Zero


Origin tome 8
04/03/2020
Boichi
Pika Edition

Si un jour des émotions naissent en vous, est-ce que vous pourriez… tomber amoureux de moi ?

L’enquête de l’AEE a mis en évidence la présence de robots humanoïdes parmi les humains. Commence alors une traque dont Origin pourrait faire l’objet. De leur côté, les robots s’en prennent, eux aussi, à leur prototype et rôdent autour de l’AEE. C’est à ce moment que l’un des leurs, Kan, retrouve la trace d’Origin et l’attaque. Celui-ci est l’adversaire le plus redoutable qu’il ait affronté jusqu’à présent et ressemble étrangement à quelqu’un qui lui est cher…

Synopsis

Mon avis : On attaque la trilogie finale de cette œuvre après un magnifique tome 7 qui faisait beaucoup de bien en changeant de l’affrontement contre Gon qui avait trop traîné en longueur pour une série de 10 tomes, sans toutefois être raté, loin de là. Mais bref, nous ne sommes pas la pour se remémorer le passif de cette histoire, pas encore, mais bien pour découvrir ce que nous réserve ce huitième volume et pour voir ses promesses pour la fin qui se rapproche indubitablement.

Ce volume nous présente assez rapidement les derniers frères et sœurs robots de Gon, surtout un qui va jouer un grand rôle et qui ne le mérite clairement pas encore à mes yeux. En même temps, je ne suis pas friand des personnages typés fou. Alors voir un robot psychopathe qui s’amuse à dépecer des humains juste par amusement et plus par vengeance ne me convient que moyennement sur le fait qu’il puisse jouer un rôle si important pour la suite. D’autant plus avec cette apparence si importante ! Et sur les deux tomes qu’il reste, j’ai bien peur que son traitement n’aille pas en s’améliorant. Mais je ne demande que quelques modifications pour que le personnage et ses actions me convienne beaucoup plus.

Parce qu’en attendant, le tome ne traite pas que lui, bien loin que là. En effet, suite à son affrontement contre ce psychopathe Origin est à la limite de mourir et est heureux d’avoir pu protéger Mei. Mais c’est d’ailleurs grâce à celle-ci et à un de ses alliés qu’Origin arrive à s’en sortir.

Et c’est à partir de là que le volume fait monter l’oeuvre à un niveau encore supérieur. Pouvoir suivre les pérégrinations entre Origin et Mei sans n’avoir plus aucun mensonges ni tabous est tellement passionnant et intimiste. Il est d’ailleurs assez drôle de voir deux personnages n’ayant jamais pu avoir de sentiments essayer de commencer à en avoir en même temps. Le tome prend donc son temps pour nous offrir de magnifiques planches que ce soit au niveau du dessin ou de ce qu’elles racontent sur les personnages et leurs relations.

Sauf que ceux-ci ne sont pas au calme non plus puisqu’ils sont recherchés en même temps par trois membres de la famille d’Origin et en même temps par les pontes de l’AEE. Et je trouve ça tellement fort qu’on sache pertinemment qu’ils sont en danger de la poursuite et qu’on puisse quand même s’oublier dans le calme de leur évolution commune et sincère. C’est évidemment pour nous marquer encore plus avec l’apparition des émotions en toute fin de volume avec cette sacrée fin…

Entre le doute à propos du nouvel antagoniste et la fascination complète pour le road trip et tout ce qu’il raconte, le tome a encore d’autres choses à nous raconter, quel bavard ! En effet nous en apprenons un peu plus sur papa Tanaka grâce à un personnage l’ayant connu dans sa jeunesse. Ainsi, on comprend qu’il essayait réellement de changer le monde et on est en droit de se poser la question sur la réelle utilité d’Origin. D’ailleurs cela permet une remise en question du personnage le connaissant qui a bien l’impression de s’être fourvoyé : excellent !

En somme, il s’agit d’un tome qui distribue beaucoup pour amener vers une conclusion intrigante et marquante dans les deux prochains volumes. Entre voyage intimiste, traque, nouveautés sur le père d’Origin, regrets de la cheffe de l’AEE, nouveautés sur Ai et émotions, ce tome est une perfection incarnée. Un détail me perturbe mais j’en ai déjà parlé. Je suis dingue de pouvoir suivre trois séries de Boichi en même temps.

Note : 5 sur 5.

Ceux qu’on aime

Edens Zero tome 8
18/03/2020
Hiro Mashima
Pika Edition

L’équipage de l’Edens Zero a retrouvé Valkyrie… ou plutôt sa carcasse. Cette dernière a été lâchement tuée par la Dame écarlate. Non seulement Homura a perdu son maître, mais elle a également appris une terrible vérité de la bouche de sa vraie mère. Shiki, révolté par la peine qu’il décèle chez son amie, décide d’aller affronter seul la Dame écarlate… 

Dans la zone de travaux forcés, Rebecca et Wise doivent faire face aux assauts des trois calamités. Et pour ne rien arranger, Drakkhen Joe, attiré par l’odeur de l’argent, s’en mêle aussi… 

Du sang et des larmes coulent sur la planète Sun Jewel. Comment nos héros vont-ils gérer cette tragédie  ?!

Synopsis

Mon avis : Bon après un tome d’introduction m’ayant encore une fois bien peu convaincu la dernière fois, j’avais laissé jusqu’au tome 10 à la série pour qu’elle essaye de rentrer dans mon cœur. Voilà donc que la première des trois dernières chances pointe le bout de son nez ! Et je crois que je n’aurais pas dû laisser autant de crédit à cette œuvre vu que ce tome fût le plus agréable jusqu’ici. Je suis donc sûr la bonne voix pour continuer la série. D’autant plus que Mashima a un peu restreint la longueur potentielle vu qu’il a dit qu’Edens Zero durerait plus que Rave et moins que Fairy Tail (ça reste vague mais il commence à avoir des idées quant aux chemins à emprunter).

Et donc comme je l’ai dis, ce tome est le plus agréable depuis les 2 d’introduction, en même temps la mission était plutôt simple. Alors, les antagonistes sont toujours aux abonnés absents. Surtout les trois calamités qui ne racontent rien et même la dame écarlate. Donc, ce n’est évidemment pas pour ça que le tome fût moins désagréable.

Alors, est-ce grâce aux améliorations de pouvoirs de Wise et de Rebecca ? Pas vraiment non plus puisque le premier correspond juste à une utilisation de son pouvoir sur un objet qu’il a créé à cet effet et à quelque chose d’étrange pour la seconde. En effet, son power up permet de donner utilité une utilité au mini arc sur la planète de la narratrice. Ce n’est pas pour autant qu’il sera plus agréable à lire, ni que ce qu’il raconte prend sens. Genre, ce moment était censé les préparer à affronter les obstacles de Sun Jewel facilement mais étant donné qu’ils n’ont eu de difficultés à aucun moment, le message part un peu en poussière.

Mais bref, ainsi Rebecca se récupère une utilité grâce à un pouvoir de saut, que ce soit dans l’espace ou dans le temps. Voilà un élément qui s’ajoute à l’énorme liste des éléments intéressants et mis de côté au profit d’affrontements sans saveurs.

En effet, nous voilà à l’affrontement entre Shiki et la Dame Écarlate qui a pour mérite d’exister, ce qui est déjà pas mal. En effet, je n’ai rien contre cet antagoniste puisqu’aucune conséquences n’a été réellement montrée sur les citoyens. De plus, comme Shiki a une puissance bien supérieure à celle d’un être humain, l’affrontement est simple comme bonjour et n’a donc que peu d’intérêt.

Bon, vu comme ça, je suis uniquement en train de descendre le tome alors que j’ai annoncé l’avoir préféré, ce qui peut paraître incohérent. Mais non, ma chronique suit une logique bien précise. Certes les éléments sont peu excitants dans l’ensemble mais ont chacun une bonne part d’agréable en eux qui fait un ensemble lisible.

Mais c’est surtout les derniers rebondissements de l’arc qui minm’intéressent. Entre Shiki qui respecte à la lettre les volontés de Valkyrie, Homura qui se relève grâce à quelques phrases de ses amis, Homura qui a le destin de la dame Écarlate dans ses mains, l’évolution de sa relation avec Valkyrie et sa volonté finale. Il y a toujours quelques problèmes : l’indifférence que m’inspire la Dame Ecarlate et qui enlève à la tension du moment où Homura choisit de son destin mais je suis quand même content des choix finaux de Mashima qui me ramènent aux premiers arcs de Fairy Tail que j’apprécie tant.

En somme, il s’agit jusqu’au dernier moment d’un tome aussi plat que d’habitude mais dont les derniers sursauts sont réussis entièrement (sauf le fait que la construction bancale précédente empêche les merveilles). Il existe donc un espoir qu’Edens Zero me fasse monter à bord dans les derniers instants que je lui offre. En plus, les éléments mis de côté semblent se rapprocher incessamment. À commencer par Drakkhen Joe qui est apparu ici uniquement pour diminuer encore plus l’intérêt de la dame Écarlate. A voir !

Note : 3 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager vos avis sur ces titres et sur cet article. Nous pourrons retrouver la suite de notre robot qui devient de plus en plus intéressant le 3 juin en librairie. Pour Edens Zero, il va falloir attendre le 10 juin seulement alors qu’il n’existe toujours pas au Japon, son avant-dernière chance pour moi d’ailleurs. Je vous donne rendez-vous dans deux jours pour aller faire un petit tour en Chine aux côtés de Shin. À la prochaine !