Bonjour et bienvenue sur cette triple chronique centrée sur les sorties m’intéressant chez Kurokawa au mois de Mars. D’ailleurs je suis bien content de mon rythme d’écriture puisque c’est le sixième article d’affilé que j’écris dès la lecture et non un mois après. Au programme du jour : le tome 19 de One-punch man et les tomes 1 et 2 de la Perfect Edition de Fullmetal Alchemist. Autant dire qu’on a du pain sur la planche : entre marcher à la stricte limite entre héros et monstres et pratiquer l’échange équivalent, on a des choses à faire. C’est parti !

J’en profite pour vous partager les avis de MaxouFrost et de l’Apprenti Otaku sur les tomes de Fullmetal Alchemist. Bonne lecture !

Tome précédent de One-punch man


Me prenez pas le chou

One-punch man tome 19
05/03/2020
One / Yusuke Murata
Kurokawa

Falot, le jeune garçon qui s’est pris d’affection pour Garoh, s’est fait kidnapper par l’Association des monstres. Pendant ce temps, Genos et les autres se rassemblent tous chez Saitama autour d’une bonne fondue… Garoh va-t-il tenter un assaut en solitaire sur l’Association des Monstres ?

Mon avis : Ah, j’aime beaucoup les tomes de One-punch man depuis que Boros a été battu. Cependant, je commençais à ressentir quelque peu de redondance avec le tome précédent et je me réjouissais donc de voir la guerre entre l’association des héros et l’association des monstres arriver. Quelle ne fût pas ma joie de voir que celle-ci n’a toujours absolument pas lieu dans ce tome mais que le tome, lui, est bien réussi.

En même temps, une fois passé le chapitre de transition très oubliable de la bataille pour le chou du groupe de Saitama, le tome ne se concentre encore une fois que sur Garoh et quel plaisir immense. Mais avant d’aller vers les points forts, on assiste impuissant à la réunion de nombre de personnages importants autour de Saitama pour que rien ne soit réellement développé si ce n’est des blagues. Et pourtant, ces éléments qui paraissent inutiles servent parfaitement quelque chose sur lequel je vais revenir après.

Ensuite, on passe une tête par le QG de l’association des héros où de nombreux classes s se rassemblent afin de gérer leur puissance de frappe sur celui des monstres. Je trouve ça particulièrement intéressant de laisser parler leur intelligence ou leur cœur pour mettre de côté quelques héros. Il est d’ailleurs assez drôle de remarquer que les écartés volontaires font tous partie du groupe de notre chauve capé.

Mais bref, trêve d’éléments oubliables servant juste à amorcer très lentement la guerre qui arrivera normalement au tome suivant. Revenons plutôt au meilleur personnage de l’oeuvre de tellement loin : Garoh qui a encore le droit à 80% du temps d’exposition qu’offre le tome. Celui-ci est particulièrement intéressant par son idée de devenir le plus fort, ce qui le fait marcher sur la ligne follement dangereuse entre héros et monstres.

En effet, il arrive à s’en sortir face aux héros car il se pose moins de questions d’ordre moral et se relève toujours plus détruit et toujours plus fort. Ensuite, face aux monstres qu’il affronte dans ce tome uniquement pour se venger, une sorte de parallèle se crée entre lui et les héros qu’il a affronté et c’est passionnant. Et c’est surtout au travers des yeux de Falot, que nous découvrons le côté héroïque de Garoh.

Mais cette puissance cachée et ce potentiel fou qui se découvre au fur et à mesure des innombrables déculottées attire les convoitises des deux monstres au centre de l’organisation. Se lance alors l’affrontement le plus important de Garoh qu’il ne peut toujours pas surmonter. D’où le fait qu’il est presque sûr que la guerre va pointer le bout se son nez dans le prochain tome.

D’ailleurs, c’est grâce à Gyro que j’ai remarqué quelque chose de dingue : le parallèle de plus en plus frappant et essentiel entre Saitama et Garoh. Le premier ne fait aucun effort pour être fort et à réussi à s’entourer de personnes sans rien demander non plus. Le second, son futur grand adversaire, devient plus fort grâce à sa force d’esprit qui lui permet d’enchaîner les affrontements depuis quatre tomes alors que son corps part de plus en plus en morceaux et qui l’isole de plus en plus. Leur affrontement sera sans aucun doute dévastateur autant pour leur environnements que pour mon petit cœur.

En somme, ce tome ne m’a absolument pas offert ce que j’attendais mais me voilà vraiment positivement surpris. Garoh qui marche pile sur la ligne des deux univers antagonistes pour devenir plus fort en dépit de l’isolement et du fait de devoir enchaîner les affrontements vu qu’il n’a pas d’alliés. Garoh qui est devenu le héros de Falot malgré lui et qui lui permet de rester dans ses idées sans craquer. Garoh qui est devenu mon héros… Ah, je crois que je ne veux même plus partir en guerre et juste rester avec mon personnage.

Note : 4 sur 5.

En voulant ressusciter leur mère, Edward et Alphonse Elric utilisent une technique alchimique interdite : la transmutation humaine. Seulement, l’expérience tourne mal : Edward perd un bras et une jambe et Alphonse, son corps, son esprit se retrouvant prisonnier d’une armure. Devenu un alchimiste d’État, Edward, surnommé le Fullmetal Alchemist, se lance, avec l’aide de son frère, à la recherche de la pierre philosophale, seule chance de retrouver leurs corps. Les deux frères commencent à enquêter sur un homme étrange,  » le fondateur « , qui passe pour un faiseur de miracles… (tome 1)

Une fois à Central City, les deux frères Elric font la connaissance des deux personnes qui deviendront leurs plus précieux alliés : Roy Mustang alias l’alchimiste de feu, et le débonnaire Louis Armstrong, colosse au cœur tendre ne manquant jamais une occasion de se déshabiller pour dévoiler son imposante musculature. Mais pour nos héros, il s’agit surtout de commencer leurs investigations tandis qu’un mystérieux alchimiste est soupçonné de réaliser des expériences interdites sur des humains. C’est d’ailleurs au cours de cette première enquête qu’ils font la connaissance de leur plus redoutable rival, le terrifiant Scar ! Vengeur ténébreux et mystérieux, ce dernier sème la panique sur la capitale, exécutant de sang-froid tous les alchimistes d’État qui lui barrent la route. (Tome 2)

Synopsis

Mon avis : Pour écrire cette chronique, je me suis replongé dans mon expérience et je me souviens l’avoir lu au collège, en 5ème ou en 4ème. Puis j’ai calculé que cela faisait donc environ huit ans. J’ai trouvé ça étrange d’avoir commencé Fullmetal Alchemist à 10 ans puis je me suis souvenu que je me rapprochais de mes 20 ans, pas de mes 18😅. Mais bref, je m’éloigne du sujet et je reviendrai dessus dans deux jours pour l’article anniversaire. J’ai donc déjà lu entièrement Fullmetal Alchemist entièrement il y a 8 ans. Voilà pourquoi je me suis jeté la tête la première sur cette Perfect Edition qui porte vraiment bien son nom. Mais outre, cette superbe forme, concentrons nous sur ce que raconte ces tomes.

Le premier est vraiment une excellente introduction par son rythme qui permet de découvrir quelques règles de l’univers, quelques remises en questions, quelques caractérisations de personnages tout en étant agréable à lire. L’auteure a choisi de faire ça par le biais de quatre histoires courtes. Tout d’abord, une confrontation psychologique et idéologique entre alchimie et religion afin de définir habilement la première. Ensuite, une confrontation qui n’arrive qu’en dernière partie contre un pouvoir en place bien peu agréable afin de justifier une certaine méfiance envers les alchimistes d’état.

En troisième, nous avons une petite prise d’otages dans un train qui permet de mieux mettre en avant les automails et les façons originales de s’affronter grâce à l’imagination et à l’alchimie. Ensuite, nous avons le fameux moment avec Shao Tucker qui est bien moins puissant sur moi après avoir vu autant de personnes en parler. Je pense qu’il arrive un peu trop tôt pour être spécialement marquant et qu’il est plutôt évident vu à quel point l’auteure insiste sur le fait que les personnages qui l’entourent sont mignons. Mais il reste toujours très efficace pour justifier le fait que nos personnages vont subir de sacrées épreuves et auront la lourde mission de se remettre en question.

Bref, il s’agit d’un tome 1 très efficace qui ne développe que deux personnages qui sont particulièrement intéressants par leurs failles apparentes. Pour le reste, quelques protagonistes et quelques antagonistes ont fait leur apparition et je n’attends que d’en apprendre plus sur tout ce beau monde. Mais surtout de nombreux éléments et de nombreuses règles de l’univers ont ete mis en place de manière très efficace. Le potentiel est monstrueux des le premier tome. D’ailleurs, vous saviez que j’aime bien les tomes 1. Oh, je crois bien que oui.

Et le deuxième tome continue sur cette excellente lancée puisqu’il développe tout ce qui avait bien démarré. Au travers du personnage de Scar qui promet d’ailleurs une sacrée histoire, on commence à nous livrer un semblant de passé à l’univers lui-même. Et je trouve ça particulièrement intéressant de mettre en place un passé tragique ayant créé une possibilité énorme de cycle de la haine.

De l’autre côté, pour pouvoir se réparer après la dure épreuve que représentait Scar, les frères Elric retournent au pays et en profitent pour nous en apprendre plus sur leur passé et le poids immense qu’ils portent sur leurs épaules. Ce poids donne d’ailleurs encore plus de puissance à une des histoires du premier tome. Bref, un excellent voyage intimiste présentant deux personnages importants qui tiendront sûrement leur rôle aussi et mettant à l’honneur le colonel Alex Louis Armstrong et sa manie de laisser transparaître quantité d’émotions.

Grâce à une succession de chance : le docteur Marcoh, son acceptation, le fait de pouvoir obtenir les documents alors qu’ils ont brûlés, les frères Elric apprennent la vérité sur la pierre philosophale et quelle vérité ! Soudain, leur objectif leur paraît bien moins réalisable et bien moins louable. Pourtant, les voilà partis à la poursuite de leur enquête jusqu’à un entrepôt gardé par des armures vides, ce qui permet de développer intelligemment le personnage d’Alphonse. Est-il réellement un humain ou pas simplement une marionnette de son « frère » ?

En somme, les 11 premiers pourcents de cette œuvre sont déjà une merveille pour la foultitude de choses qu’ils ont déjà réussi à mettre en place et à raconter. Entre les deux personnages principaux déjà bien marqués, transportés par un passé tragique qu’ils souhaitent contredire, par quelques personnages secondaires qui partent bien et dont le futur m’intrigue bien, par un univers déjà bien remplis avec ses règles, son passé, ses regrets et ses ambiances, par les mystères qui tournent autour des objectifs de nos héros et autour de Lust, Glutony et Envy. Bref, un gros morceau que je suis follement heureux d’accueillir dans ma mangathèque. Et j’espère vraiment que cette petite ode pourra être considérée comme un échange équivalent à la grandeur de cette flamboyante introduction.

Note : 4.5 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager vos avis sur ces titres et sur cet article. Nous pourrons retrouver enfin le début de la guerre entre héros et monstres avec One-punch man le 11 juin et la suite de la quête des frères Elric le 14 mai en librairie. Je vous donne rendez-vous dans deux jours pour fêter très fort et très longtemps le premier anniversaire du blog, j’ai vraiment hâte de vous montrer ce que j’ai préparé. À la prochaine, Komorebi out !