Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel article mensuel, le deuxième sur trois. Après avoir étudié en détails des couvertures et avant de revenir sur le mois écoulé, découvrons une œuvre complète. Les un an de cette émission se rapproche fortement puisque le premier est apparu fin mai 2019. Et aujourd’hui, celui-ci nous rapprochera de la fin du mois de mars. Voilà donc que le moment de découvrir une des œuvres terminées présente DANS MA MANGATHÈQUE est à nouveau venu. Au programme : Guildes, Magie, Aventure et Amitié. Effectivement, l’oeuvre du jour n’est autre que Fairy Tail. C’est parti !


Dans le royaume de Fiore, il existe parmi le commun des mortels des hommes et des femmes qui manipulent la magie : ils sont appelés mages. Pour mieux les contrôler, des guildes — endroits où les mages se réunissent et font des travaux afin de gagner des joyaux (monnaie de Fiore) — ont été créées et mises sous la responsabilité du conseil de la magie (par l’intermédiaire des maîtres de guildes).

Outre la nécessité de contrôler des mages, ce réseau a d’autres utilités. En effet, il permet de fournir un large choix de mages au client, et de nombreuses missions aux mages par le biais de petites annonces.

Parmi les nombreuses guildes, une d’entre elles fait particulièrement parler d’elle, que ce soit par les actes réalisés par ses membres, mais aussi et surtout pour les dégâts matériels provoqués par ces derniers à chaque mission qu’ils effectuent. Il s’agit de Fairy Tail.

L’histoire se focalise principalement sur les missions effectuées par l’une des équipes de la guilde Fairy Tail, composée de Natsu Dragnir (chasseur de dragon de feu), Lucy Heartfilia (constellationniste) et Happy (un chat bleu Exceed pouvant se faire pousser des ailes, voler et parler), qui seront très vite rejoints par Erza Scarlett (mage chevalier) et Grey Fullbuster (Mage de glaces puis plus tard Chasseur de démons de Glace), deux autres membres de la fameuse guilde. Ils sont rejoints au cours de l’aventure par Carla (une chatte blanche Exceed, comme Happy), Wendy (chasseuse de dragon céleste), et par bien d’autres.

Synopsis de l’oeuvre

Mini fiche technique : 63 tomes écrits et dessinés par Hiro Mashima et publiés entre le 10 septembre 2008 et le 27 juin 2018 par Pika Edition en France.

Mais que dire sur ce titre ?

10 ans quand même ! Dont la moitié où j’ai suivi l’oeuvre en attendant chacune des nouvelles sorties. Fairy Tail, qui était ma première incursion dans les travaux de Mashima et la seule jusqu’à l’arrivée du « fabuleux » Edens Zero tenait donc une jolie place dans mon cœur. Et pourtant, même ainsi, j’avais comme souvenir un découpage en trois parties de mon avis sur l’oeuvre. Les 20 premiers tomes étaient très bon, voir excellents, les 20 du milieu étaient honnêtes et plutôt agréables et les 20 derniers étaient horribles. Voyons donc si ma relecture pour écrire cet article va venir ébranler ces souvenirs, va venir soulever des points intéressants. Ah quel suspens ! Bon, la réponse est juste en dessous mais je crée de la tension dramatique quand même.

Et nous obtenons donc les 20 premiers tomes qui sont toujours aussi réussis car ils arrivent à jouer habilement entre humour, émotion, action et aventure et à faire vivre de vraies choses à ses personnages. Les 20 suivants qui sont plus basés sur les affrontements mais qui n’oublient pas de raconter des histoires et de faire évoluer les nombreux personnages. Évidemment, il y a certain motif que Mashima aime utiliser jusqu’à plus soif mais le bilan reste toujours pour le moment carrément positif. Ensuite, le dernier tiers de l’oeuvre s’est divisé en deux parties à ma relecture. La première moitié de cette partie finale était bien plus agréable que dans mes souvenirs car elle continuait des intrigues qui avaient déjà été bien mises en place. Par contre, les 10 derniers tomes qui correspondent à un seul et même arc sont vraiment une purge sans nom.

Les 20 premiers tomes, qui me séduisent tant, contiennent pas moins de 9 arcs (sur 18). Voilà donc la preuve que ces premiers arcs sont plutôt courts, notamment en comparant avec les suivants. Et je crois qu’on touche ainsi du doigt la première qualité que je leur trouve. Comme le nombre de pages est limité, Mashima construit bien son arc à la base et on ne pert pas de temps sur des affrontements inutiles, il y a donc constamment quelque chose de raconté. Les personnages doivent surmonter de sacrées épreuves par rapport à leur passé notamment Grey, Lucy, Erza et Loki. Même les antagonistes sont plaisant à suivre : ici, je pense surtout à Gajil et Luxus. Et même, les événements et les retournements de situation sont bien construits puisque des fils rouges sont placés pour pouvoir avoir un impact au moment où il y en a besoin dans l’histoire. Ce n’est pas parfait, mais j’attache une énorme importance à ces premiers arcs.

Ensuite, sur les 20 tomes centraux de loeuvre, s’étalent environ 6 arcs qui certains l’avaient laissé un goût amer mais qui sont bien plus réussis avec cette relecture. Nous avons un arc dans un monde parallèle plein d’émotion et racontant plein de choses sur le vrai monde, un arc faisant le bilan de la première partie avec de sacrés épreuves à affronter, un arc où il faut se faire à un nouveau monde tout en racontant bien des choses sur la façon de gérer une guilde jusqu’à arriver à la magnifique planche finale de la dernière épreuve. De plus, des éléments perturbateurs sont mis en place pendant le dernier arc que j’ai mentionné, pour que le suivant, basé sur les voyages dans le temps, puisse fonctionner. Là, le niveau a un peu baissé j’ai l’impression mais le nombre d’idées intéressantes ne faiblit pas, elles sont justes plus distillées.

Enfin pour les derniers 20 tomes, nous allons séparer ça en 2, 10 maintenant et les 10 derniers après la prochaine image. 2-3 arcs seulement en 10 tomes, ça en fait certain bien trop long. Tout d’abord, il y en a un introductif qui délaisse le côté affrontement pour revenir au côté aventure, découverte, sauvetage de population des premières heures. Cela fonctionne moins bien après tout ce temps mais me convint quand même puisque c’est ce que je préfère dans Fairy Tail. Enfin, nous voilà dans l’arc Tartaros. Très mauvais souvenirs de l’ensemble mais le développement des personnages est encore présent. Ce n’est normalement pas quelque chose qui devrait surprendre où être valorisé mais c’est toujours appréciable de voir le niveau de l’oeuvre être parachuté donc voir sa chute ralentie par ça. Mais on y reviendra.

En attendant, nous allons revenir sur quelques motifs plus répétitifs et présents. Tout d’abord, dans ceux qui sont agréables, je peux mentionner les adversaires devenant des alliés qui revient souvent. Gajil, Luxus, les Oracion Seis, Grimoire Heart et Gerald sont les principaux concernés mais sont tous bien construits. Leur revirement est justifié est raconte tellement de choses quand on revient sur leur évolution entre leur apparition et leur action vers la fin. Nous avons également la manie de Grey à vouloir utiliser bien souvent la glace éternelle alors que Natsu lui a formellement interdit pour éviter qu’il ne meurt. Mais les changements de contexte et de raison en font une répétition bien intéressante qui raconte beaucoup sur le personnage. Par contre, dans les motifs moins agréables que j’ai noté, je peux par exemple vous mentionner la volonté de Mashima de créer des groupes d’antagonistes de plus en plus nombreux jusqu’à en être débordé. Il y a également la manie qu’il a dans la deuxième moitié de mettre en place de fausses morts bien trop souvent pour créer de l’émotion factice. Sinon, il est plutôt intéressant de voir qu’il arrive à se dépatouiller avec ses fils rouges pour créer des arcs ayant une connexion logique entre eux.

Maintenant, revenons sur le dernier arc que je trouve vraiment horrible. L’arc Arbaless a donc pour mission de trouver une conclusion intéressante aux 50 tomes précédents. Sauf qu’après autant de péripéties, Mashima s’est dis qu’il fallait faire encore et toujours plus pour absolument tout. Mais, il en a beaucoup trop fait. Rien que le nombre d’adversaires est insurmontable : 12 bras droits + Zeleph + Achnologia. Et tous, sans exception, ont une magie inédite et plus puissante que n’importe laquelle on a croisé jusqu’ici. Donc, leur nombre les empêchent d’être développés. Et des affrontements contre des personnages dont on ne sait rien, ça ne me fait pas grand chose. Et leur trop grande puissance empêche de créer la moindre tension puisque Mashima est obligé de sortir des pouvoirs ou des solutions vraiment étranges pour sortir ses personnages du mur insurmontable devant lequel il les a placé. De plus, l’ensemble est bien répétitif puisqu’il ne s’agit que d’une suite de duels, que les 12 Spriggans reviennent à un moment. Même s’il prend un peu de temps pour finir le trajet de ses personnages, il ne prend aucune décision ayant des conséquences pour eux puisque le nombre de morts se compte sur les doigts d’une main sans doigt alors que de nombreux personnages se retrouvent devant ces portes. Ow, il y a un moment que je n’apprécie qu’encore moins, c’est la volonté qu’a l’auteur de créer un affrontement sur des bases bien peu intéressantes entre Grey et Natsu. De plus, même les thèmes sont redondants car les plus monstrueux des Spriggans qui pourraient gagner en 5 secondes sans le moindre effort sont tous liés au thème de la famille et c’est ce qui cause leur perte. Enfin, les deux ennemis finaux ont le même problème de forces. L’humain est développé même si son plan laisse largement à désirer tandis que le dragon n’a pour lui que le fait d’exister je crois. Bref, vu que j’ai passé un bon gros paragraphe à cracher mon venin dessus, vous devez avoir compris que je ne suis pas un grand fan du dernier arc de Fairy Tail. Et d’ailleurs, je viens de me rendre compte que la plupart des éléments que je lui reproche sont également ceux d’Edens Zero. Comme quoi, il y a une suite logique quand même.

En somme, même si le dernier sixième n’est vraiment pas ma tasse de thé, je ne peux refréner un sourire en passant à l’aventure Fairy Tail. Decouvrir les différents environnements du royaume de Fiore aux côtés de ce groupe qui vivait de vrais expériences fût une sacrée aventure. Même si ce n’est pas l’oeuvre de la décennie, Fairy Tail a sacrément pâtit de sa mauvaise image de marque qui l’empêche d’attirer une part du public ne se basant que sur les on-dit. Bref, il faut goûter avant de dire j’aime pas. Il n’est pas impossible que, comme moi, vous vous laissiez embarquer dans cette aventure bien construite sur une bonne partie de son trajet. Je m’enflamme !

Note : 3 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article. On se retrouve dans 2 jours pour conclure en beauté ce mois de Mars, et il y en a des choses à dire avant de parler des dernières sorties de Février. D’ailleurs, il n’est pas impossible que je vous parle un jour de la suite de Fairy Tail avec l’oeuvre 100 Years Quest même si je suis bien loin de m’y intéresser pour l’instant. Je vous donne rendez-vous le mois prochain pour un nouvel article de cette émission. À la prochaine !

⭐⭐⭐⭐⭐Assassination Classroom
Naruto
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Fairy Tail
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