Bonjour à tous et bienvenue sur cette double chronique centrée sur les sorties du mois de Février de l’éditeur Kazé, comme en novembre. La différence c’est que deux fins d’arcs nous sont présentés avec ces nouveaux tomes de The Promised Neverland et de Black Clover. Est-ce que le renouveau ne va pas faire du mal au premier qui s’en sort très bien et pourra faire suffisamment de bien au second qui traîne de la patte ? C’est parti !

J’en profite pour vous partager les avis de lecture et cocooning, de Muffins and Books, de Novaish, de les lectures de Chloé, de Les instants volés à la vie , de Les voyages de Ly sur le tome de The Promised Neverland. Et vous devrez vous contenter du mien pour Black Clover.

D’ailleurs, il faut encore prendre en compte le fait que, comme pour les récents articles, j’ai lu les tomes à leur sortie et j’écris un mois après. Cependant pour celui-là, j’ai les tomes sous les mains pour rendre le tout un peu plus efficace.

Tomes Précédents


Le son du commencement

The Promised Neverland tome 12
05/02/2020
Kaiu Shirai / Posuka Demizu
Kazé

Décidés à délivrer l’ensemble des enfants prisonniers des fermes et à conclure une nouvelle promesse, Emma et les siens se mettent en quête des « Sept Murs » Grâce aux informations dont ils disposent, ils partent pour Cuvitidala où une étrange révélation les attend… Mais au même moment, Peter Ratry, qui a découvert la destruction de Goldy Pond, lance ses hommes sur leur piste !

Synopsis

Mon avis : Première chose à noter concernant ce tome, c’est que, comme pour le tome 9, j’ai acheté le format coffret avec un roman. Mais n’ayant toujours pas fini le premier, le second n’est pas encore prévu pour être lu prochainement mais vous serez sans doute tenus au courant de mon avis sur ces deux tomes.

Mais assez tergiversé et centrons nous sur le cœur de cet article, mon avis sur le tome 12 de The Promised Neverland.

Ayant conclut son arc Goldy Pond dans le tome précédent, on ne pouvait être qu’incertain concernant l’avenir de cette œuvre. Et pourtant, ce tome qui ne constitue qu’une simple transition possède de nombreuses qualités apparues avec le temps dans cette histoire. En effet, ce n’est ni la tension ni les affrontements psychologiques qui sont au cœur de ce tome mais bien l’aventure et le fait de résoudre des énigmes.

Et nous voilà donc avec un tome tout à fait honnête qui prend le temps de revenir sur les différents éléments que les enfants ont dû traversés pour arriver jusqu’ici tout en proposant une route à suivre pour la suite. Et ce de manière plutôt intelligente en nous dévoilant le côté civil et innocent du monde des démons et en nous dévoilant également son côté le plus mystique et mystérieux. C’est vraiment plaisant d’assister ainsi aux prémices du développement d’univers qui servira sans doute à rendre le dernier acte encore plus dense.

Je trouve ça derrière plutôt étonnant de voir un monde de démons si inoffensifs et agréables dans ce tome puisqu’il vient parfaitement s’opposer aux actions qu’entreprennent les différents adultes pour mettre un terme aux agissements des enfants.

En même temps, ceux-ci, par leur quête de liberté risquent de mettre un terme à la liberté factice qu’ils ont réussis à se fabriquer au fil du temps. Et justement, en parlant des adultes , c’est vraiment eux qui sont en avant à la fin de ce tome et qui le seront également au début du prochain. Autant, je suis plutôt serein concernant l’avenir de la série, autant je le suis bien moins pour mon homonyme qui ne tiendra sûrement pas face à ses comparses et à leur vision étriquée de ce qu’est la vraie vie.

En somme, il s’agit là d’un tome très intelligent, qui présente par le biais d’une petite aventure sympathique, une expansion nécessaire de l’univers qui passe autant par le passé que par l’avenir. De plus, il présente un parallèle follement intéressant entre le monde des démons et celui des humains, autant qu’entre les adultes, les adultes proches des enfants et les enfants en eux-mêmes. Il reste encore du trajet pour arriver à une conclusion satisfaisante mais la série aura bien tenu la distance jusque là en trouvant une formule plus agréable pour ses tomes de transition.

Note : 4 sur 5.

L’aube

Black Clover tome 22
12/02/2020
Yûki Tabata
Kazé

Lumiel, le tout premier Empereur-Mage, est revenu à la-vie grâce à la magie de Nero. Ensemble, ils rejoigne la bataille et sont rapidement suivis par Licht, le chef des Elfes. Aux côtés de ces nouveaux alliés, Asta et Yuno s’engagent à corps perdu dans une bataille transcendant l’espace-temps ! Mais le combat gagne en intensité et le pouvoir du démon semble-sans limites… Parviendront-ils à briser cette chaîne de haine et de désespoir ? !

Synopsis

Mon avis : Reprenons donc le fil de cet arc qui, bien que prenant un tiers de l’oeuvre, n’apporte que bien peu au développement de l’univers et des personnages. En plus de ça, celui-ci décide d’annuler le peu d’idée qu’il avait eu dans le dernier acte avec l’apparition d’un demon à l’origine de la haine des elfes qui était pourtant leur unique caractéristique. Mais peut-être que ce grand affrontement final avec tous les protagonistes va rattraper tout ça.

Non, clairement pas puisque celui-ci est trop brouillon à cause du nombre faramineux de personnages qu’il essaye de faire intervenir en même temps face à un adversaire fade au possible. Même la beauté des affrontements qui est souvent louée en dépit du scénario de cette œuvre est effacée par le contexte du château des ténèbres. Bon, ce n’est toujours pas ça mais peut-être que la deuxième moitié, libérée du démon et de la haine est plus intéressante.

Ce n’est évidemment pas la panacée directement puisque le peu de choix audacieux qu’avait fait cet arc se retrouve ici annulés par des explications à la limite du vraisemblable, dommage. Et pourtant, il pourra en résulter quelques éléments intéressants par des apparences qui ont changé, par une volonté de se faire pardonner après tant d’erreurs, par une confiance à renouer. J’espère qui y aura droit à un moment d’ailleurs puisque l’oeuvre embraye directement sur autre chose.

En effet, nous voilà, à cause des pouvoirs d’Asta, face à un choix Cornélien : voir le royaume se faire anéantir par la nation limitrophe ou voir Asta mourir.

Et voilà qu’arrive un nouveau personnage sorti de nulle part et à la magie absurdement puissante qui cherche des boucs émissaires pour justifier une telle destruction du royaume. Cela ramène à nouveau un torrent de haine envers Asta et Secre, ce qui a mon goût sort un peu de nul part puisqu’ils maîtrisent le pouvoir qui a tout dévasté.

En somme, il s’agit là d’un tome compliqué. Forcément, avec autant de poids lourds à transporter, il ne pouvait en être autrement. Entre un affrontement final poussif et bien peu savoureux, des idées de développement intéressante sur les véritables coupables de cette guerre vite balayées sous le tapis mais des idées sortis de nulle part sur la recherche de boucs émissaires et la haine des roturiers, le tome est bien boiteux. Je croise donc les doigts pour trouver un sens dans ces deux derniers choix et surtout pour retrouver le plaisir que j’avais en lisant Black Clover du tome 1au tome 15.

Note : 2.5 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ces titres et sur cet article. Nous pourrons retrouver la suite de ces aventures le en librairie en espérant un ciel plus éclairci pour Black Clover et une belle continuation pour The Promised Neverland. Je vous donne rendez-vous dans deux jours pour parler du gros morceau que représentent les sorties de Meian du mois de Février. À la prochaine !